Montmartre : toucher le buste de Dalida, c’est banaliser les « agressions sexuelles », accusent des élus écologistes de Paris

Société

La tradition veut que toucher les seins du buste de Dalida porte bonheur. Mais pour des élus écologistes, ce geste répété par les touristes à Montmartre banalise des « agressions sexuelles » et nécessite une intervention de la Ville.

Le buste de Dalida dans le XVIIIᵉ arrondissement de Paris. Mathieu Cellard/SIPA

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Sur la butte Montmartre, dans le XVIIIᵉ arrondissement de Paris, le buste de Dalida attire chaque jour des visiteurs persuadés qu’effleurer sa poitrine porterait chance. À force d’être touché, le bronze inauguré en 1997 est aujourd’hui fortement patiné, signe de la popularité de ce rituel. Mais ce qui amuse certains touristes fait bondir plusieurs élus écologistes, qui ont déposé un vœu au Conseil de Paris, rapporte Le Parisien.

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Les élus pointent une pratique qu’ils jugent problématique. Ils estiment que ces gestes relèvent d’une « forme de banalisation du contact non consenti avec la représentation du corps féminin » et même d’une « mise en scène d’actes mimant une agression sexuelle », dénoncent les élus écologistes Frédéric Badina-Serpette, Raphaëlle Rémy-Leleu, Douchka Markovic, Émile Meunier et Fatoumata Koné, selon nos confrères. Ils demandent à la Ville de Paris d’étudier des mesures de protection (socle plus haut, dispositif discret ou panneaux pédagogiques) afin de préserver l’intégrité de l’œuvre et d’envoyer « un signal » sur la place des femmes dans l’espace public.

Des touristes loin d’être unanimes

Si les élus écologistes jugent ces gestes inacceptables, les réactions sur place restent plus nuancées. Des touristes défendent une tradition qui « porte bonheur » et « amuse tout le monde », auprès du quotidien francilien. D’autres, notamment des riverains, disent comprendre que la pratique puisse choquer, notant l’usure visible du buste et la répétition systématique des attouchements.

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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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