
Depuis plusieurs mois, les commerçants d’une place de Graulhet (Tarn) disent subir insultes et harcèlement de la part de deux responsables d’une épicerie solidaire. L’un d’eux est élu à la mairie. Des dépôts de plainte ont eu lieu de part et d’autre mais la situation ne semble pas s’apaiser.
Sur la place Jean Moulin de Graulhet, le calme et la sérénité semblent régner. En apparence seulement car depuis plusieurs mois, deux responsables de l’épicerie solidaire, dont un élu de la ville, s’en prennent verbalement à certains commerçants. Les témoignages apparaissent accablants.
Des commerçants dénoncent les menaces de responsables d’une épicerie solidaire. • ©FTV
« Ça a été à plusieurs reprises des insultes, donc à un moment donné, j’ai pris mon téléphone et j’ai enregistré les insultes » affirme Florent Calas, le gérant du Flex Pub. « Une de ces personnes me menace mais aussi, ma famille, mes enfants, explique à son tour Florent Danglot, gérant du Carrefour Express. Il se présente comme inspecteur du travail, conseiller municipal et déclare qu’il fera fermer mon commerce ».
Je n’ai absolument rien à me reprocher »
Kamel Bataoui
« J’ai dû porter plainte parce que j’ai eu des insultes devant des élèves, confie Sabrina Harzali, gérante de Sab auto-école. Je me fais harceler, j’ai beaucoup de mails, de menaces, etc, beaucoup d’insultes ». Mis en cause Kamel Bataoui, le président de l’épicerie solidaire, également élu d’opposition à la mairie de Graulhet, se défend de tout comportement insultant. Il s’agirait selon lui d’un règlement de compte visant à lui nuire.
« Je n’ai absolument rien à me reprocher, je l’ai dit à la gendarmerie, affirme-t-il. Le fait de s’attaquer à monsieur Bataoui Kamel sur des menaces qui n’ont jamais eu lieu, sur des propos qui n’ont jamais été tenus alors que moi j’ai des éléments à l’encontre de personnes qui ont déposé plainte, c’est pour affaiblir Kamel Bataoui ».
Une polémique sur fond de querelle politique ? Pour le maire de Graulhet, il n’en est rien. Il a également porté plainte pour injure à l’encontre du gérant de l’épicerie. « Certains personnes qui donnent ne veulent plus travailler avec eux suite aux dernières informations que l’on a eues. Ce qu’il se passe, ce sont des menaces, du harcèlement, des injures, du cyberharcèlement, des écrits, un comportement qui n’est pas digne d’un responsable d’une épicerie solidaire ».
La gendarmerie a été saisie de plusieurs plaintes. Pas de quoi faire retomber les tensions entre les différentes parties.
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