Agression du maire de Saint-Brieuc : de nombreux autres élus déjà pris à partie en Côtes-d’Armor

Jeudi 26 septembre 2024 18:19

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Les agressions d’élus se multiplient depuis plusieurs années dans les Côtes-d’Armor. © Ouest-France

Jeudi 26 septembre 2024, le maire de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) a été agressé au couteau dans un bar du centre-ville. Ce n’est pas la première fois qu’un élu est pris à partie dans le département. Retour sur les affaires marquantes.

Hervé Guihard, le maire de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), a été agressé par un homme muni d’un couteau dans un bar du centre-ville, jeudi 26 septembre 2024, un peu avant 9 h du matin. Le maire a été transporté par les pompiers à l’hôpital, l’auteur présumé a été interpellé par la police, puis hospitalisé.

Ce n’est pas la première fois qu’un élu est pris à partie dans les Côtes-d’Armor ces dernières années. Agressions, menaces, intimidations : retour sur des affaires marquantes de ces dernières années.

Le maire de Plouër-sur-Rance menacé et intimidé avec une arme à feu

Samedi 29 avril 2023, Yann Godet, maire de Plouër-sur-Rance (Côtes-d’Armor), était agressé et intimidé dans sa commune. Il avait raconté son agression à Ouest-France : « C’est un concours de circonstances : j’ai eu à rencontrer un individu, qui a un peu perdu pied et est entré dans un rapport assez conflictuel. C’est une histoire qui date depuis un moment, liée à des chiens errants. Et donc, à un moment, l’individu a sorti une arme à feu.

La personne a sorti une arme à feu de son véhicule. Heureusement, son acolyte a pu le canaliser très rapidement. Après, j’ai été victime de menaces verbales.

Lire aussi : Menacé et intimidé avec une arme à feu, le maire de Plouër-sur-Rance appelle à la « tempérance »

Le 21 juin 2023, l’auteur de cette agression, un homme de 40 ans, a été condamné à 21 mois de prison ferme pour violences aggravées et menaces de mort, au tribunal de Saint-Malo.

Les freins de la maire de Plougrescant sectionnés

En se rendant aux commémorations du 8 mai, en 2023, Anne-Françoise Piédallu, la maire de Plougrescant, se rend compte que quelque chose cloche : l’ordinateur de bord de son véhicule indique une panne du système de freinage.

Le lendemain, l’analyse d’un garagiste puis des gendarmes semblent appuyer la thèse d’un sabotage : les quatre flexibles du véhicule ont été sectionnés de façon nette. Un climat de tension régnait dans cette commune à ce moment-là au sujet d’un conflit entre la maire et un médecin.

L’édile a porté plainte. Le 12 mai, le procureur de la République de Saint-Brieuc communiquait sur l’enquête ouverte, indiquant qu’il s’agissait de « faits pouvant être qualifiés de tentative d’homicide et de menaces de mort réitérées ».

Il menace un maire qui voulait accueillir des réfugiés

En janvier 2024, un homme de 53 ans a été condamné par le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc à six mois de prison avec sursis, l’interdiction de paraître à Callac et d’entrer en contact avec les élus de Callac pendant trois ans et 3 000 € d’amende.

Opposé au projet d’accueil de réfugiés appelé Horizon, à Callac en 2022, le mis en cause avait menacé par mail le maire de cette commune, Jean-Yves Rolland. Dans ses mails, il écrivait : « Un comité français s’insurge contre ces déchets de migrants. Dégagez-les vite avant le point de non-retour. Pensez à vos familles, nous avons vos coordonnées. Stoppez tout ou assumez. » L’homme avouera n’avoir jamais mis les pieds à Callac.

Lire aussi : Abandon du projet d’accueil de réfugiés à Callac : pourquoi la situation était devenue intenable

Ce n’était pas un inconnu de la justice. En décembre 2023, il avait été condamné à six mois de prison avec sursis à Rennes pour des menaces et pour avoir insulté Florian Bachelier, alors député d’Ille-et-Vilaine, en février 2022. En janvier 2024, déjà, à Paris, il a écopé de quatre mois de prison avec sursis, pour des menaces à l’encontre d’un sénateur, par rapport à l’obligation vaccinale contre le Covid.

Une balle de 9 mm par courrier postal

Mercredi 28 juin 2023, Jean-Luc Pithois, maire de Saint-Jacut-de-la-Mer (Côtes-d’Armor), a reçu une balle de 9 mm par courrier postal. Cette menace de mort intervenait à la suite du départ des deux derniers médecins, point de crispation dans la commune.

Menaces orales, lettres anonymes, voiture rayée… Ce n’est pas la première fois que les élus de cette commune sont pris à partie. Plusieurs plaintes ont été déposées, notamment après des propos diffamants tenus sur des groupes Facebook publics.

« C’est la goutte d’eau, ça va beaucoup trop loin », avait réagi Nathalie Plesse, première adjointe de Saint-Jacut-de-la-Mer.

La voiture du maire ciblée à cause d’un rodéo urbain

Vendredi 25 mars 2022, le maire de Ploëzal, Guy Connan, est alerté que des riverains se plaignent de rodéos sauvages dans sa commune. Il avait expliqué à Ouest-France : « Je me suis rendu sur les lieux, et y ai trouvé des gens que je connais depuis longtemps… Entre cinq et dix personnes, pour un rodéo filmé. Quand ils m’ont vu arriver, ils se sont montrés agressifs. »

Le maire est pris à partie. « J’ai perturbé leurs plans, ils se sont énervés. » Il indique avoir été encerclé tandis qu’il était à bord de sa voiture, qui sera détériorée. Quatre jours après cette agression, deux frères de 19 et 21 ans étaient condamnés à cinq mois de prison avec sursis.

Trois élus violemment menacés par des antivax

Dimanche 2 et lundi 3 janvier 2022, deux maires et un député des Côtes-d’Armor, recevaient des menaces par téléphone et par mail, par rapport à leur soutien à la vaccination contre le Covid-19. Ils ont porté plainte.

La mairie de Louannec avait reçu coup sur coup une trentaine d’appels téléphoniques. À chaque fois, le même message préenregistré, émanant d’un mystérieux groupuscule antivax baptisé Résistance française. Au même moment, Cyril Jobic, maire de Calanhel, recevait sur le répondeur de la mairie cinq messages du même acabit.

Le député de Guingamp, Yannick Kerlogot, à l’instar d’une quarantaine de députés de la majorité présidentielle, a lui aussi été victime de menaces, par mail. Il avait détaillé ces menaces à Ouest-France : « Un message où apparaissent mon numéro de téléphone, l’adresse de mon domicile. On monte d’un cran dans cette volonté d’intimidation, à laquelle nous devons résister de manière collective. »

Un élu de Saint-Brieuc porte plainte pour harcèlement

« Ça n’arrive pas qu’à la télévision » : c’est ce que disait à Ouest-France Stéphane Favrais, élu de la majorité au conseil municipal de Saint-Brieuc, début septembre 2024. Il se dit victime de la colère de certains habitants. En un peu plus d’un an, il a déjà déposé trois plaintes.

La dernière date du 24 août 2024. Alors qu’il arrive devant chez lui, l’élu observe un habitant qu’il connaît bien près de son domicile. L’homme ne supportait pas une décision prise par Stéphane Favrais. Le 29 mars, l’élu avait déposé plainte contre un autre habitant pour « menaces ou actes d’intimidation », dans un dossier d’éclairage public.

Cédric ROGER-VASSELIN.    Ouest-France  

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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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