
Corinne Rey, dessinatrice connue sous le nom de Coco, est devenue la cible d’insultes et menaces de mort, depuis la parution d’un dessin dans le journal Libération lundi 11 mars. Une caricature qui dénonce « la famine sévissant à Gaza à la suite des bombardements israéliens, tout en se moquant, comme Coco le fait régulièrement dans nos pages, des diktats des religions », précise le quotidien dans un communiqué.
Le dessin en question montre un homme poursuivre des rats pour les manger. Une femme lui tape sur les mains avec la bulle suivante : « T.T.T, pas avant le coucher du soleil. » En haut de la case, on peut lire ce titre : « Ramadan à Gaza, début d’un mois de jeûne. »
« Un dessin que j’assume parfaitement »
Depuis, a reçu des tombereaux d’insultes et de nombreuses menaces de mort. Par ailleurs, de nombreux titres de presse ont affiché leur soutien à la dessinatrice. Coco a elle-même réagi : « Je tenais à vous remercier pour tous vos nombreux soutiens. Je suis déjà concentrée sur mon prochain dessin, bien déterminée à continuer à faire mon travail. » Coco a également rendu public les menaces de mort dont elle fait l’objet. Pour autant, elle fait preuve d’une grande détermination. « Un dessin (que j’assume parfaitement !) qui souligne le désespoir des Palestiniens, dénonce la famine à Gaza et moque aussi de l’absurdité de la religion. »
Le maire d’Annemasse s’insurge des critiques des députés LFI
L’autrice bénéficie d’un autre soutien public, celui du maire d’Annemasse – sa ville natale. Dans un post sur le réseau social X, Christian Dupessey exprime « son total soutien » à Coco. Et de poursuivre : « Garantissons la liberté du dessin de presse et de la caricature. »
Le maire d’Annemasse évoque également la prise de parole de députés LFI, qui, au cours d’un débat dans l’hémicycle, ont critiqué cette satire. « Qu’une députée LFI s’attaque ainsi à une dessinatrice elle-même victime du terrorisme islamiste est scandaleux », a écrit l’élu.
CDCL : Un Bouclier pour nos Élus
L’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) s’élève comme un rempart essentiel face aux défis que rencontrent nos élus locaux. Fondée en 1998, cette organisation a élargi son rôle initial pour devenir un soutien inestimable, particulièrement dans le contexte actuel d’agressions envers nos représentants locaux.
CDCL va au-delà de la simple valorisation du patrimoine et de la formation des élus. L’association a mis en place un dispositif de protection dynamique, comprenant des formations spécialisées, des ressources juridiques, et une assistance réactive en cas d’agression.
Reconnue au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, CDCL a le pouvoir de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, les élus locaux victimes d’agression. Cela renforce son engagement envers la sécurité de ceux qui dédient leur vie au service de la communauté.
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