Depuis que les forces de l’ordre envoyées du continent ont quitté l’île, « les bandes violentes ont repris du poil de la bête et ont recommencé les actes de terreur », explique l’élue.
Publié le 16/04/2024 07:48
Temps de lecture : 2 min

« Mayotte place nette » est « une demande de la population et des élus de Mayotte », souligne mardi 16 avril sur franceinfo Estelle Youssouffa, députée Liot de Mayotte. Après l’opération Wuambushu il y a un an, une deuxième opération anti-immigration illégale et contre l’insécurité a débuté mardi matin du côté de l’île française de l’océan Indien, selon les informations de franceinfo.
« L’une des revendications de la population, c’était la reprise de Wuambushu pour mettre fin aux violences qui ont repris dès cet automne », a-t-elle expliqué. La première opération, il y a un an, « avait suscité beaucoup d’espoir. Il y avait eu d’énormes manifestations populaires avec des dizaines de milliers de personnes qui ont soutenu le gouvernement et soutenu les forces de l’ordre et leur mobilisation », a-t-elle rappelé.
Mais les 2 000 forces de l’ordre envoyées il y a un an sur l’île de l’océan Indien avaient été rapatriées en métropole pour faire face aux émeutes : « Cet effort, qui avait été engagé à Mayotte, a été interrompu. Et à partir de l’automne, les bandes violentes ont repris du poil de la bête et ont recommencé les actes de terreur qui empêchent la vie normale à Mayotte », a déploré Estelle Youssouffa.
L’occupation du camp de migrants du stade de Cavani à Mamoudzou a cristallisé pendant plusieurs semaines les tensions sur l’île. Il était occupé essentiellement par des migrants originaires d’Afrique des Grands Lacs ou de Somalie. Le démantèlement du camp s’est achevé le 22 mars.
Cette nouvelle opération comportera notamment le déploiement de moyens en mer, comme un bateau de la marine nationale dans le canal du Mozambique pour couper la route des Grands Lacs où passent de nombreux migrants. Mais elle vise également à interpeller 60 chefs de bandes et à atteindre l’objectif fixé dès le départ de détruire 1 300 bangas (abris de fortune insalubres). « Il y a une très forte demande de la population et des élus pour dire qu’on ne peut pas laisser prospérer les bidonvilles et les zones de non-droit parce que c’est de la violence et de l’insalubrité », a expliqué la députée. « Ce sont des opérations effectivement très risquées » pour les forces de l’ordre, assure-t-elle.
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