
Dans la nuit du samedi 11 au dimanche 12 janvier 2025, vers 1 h du matin, plusieurs individus cagoulés s’étaient introduits dans la maison du maire de Saint-Ellier-les-Bois, commune d’environ 260 habitants située entre Carrouges et Alençon (Orne).
Une plaie importante à la tête après s’être défendu
Ils avaient pénétré au domicile du maire « dans l’optique de soustraire de l’argent » au propriétaire.
Edgar Moulin s’était alors défendu, mais avait reçu plusieurs coups « occasionnant une plaie importante à la tête », indique, ce jeudi 6 mars 2025, la procureure de la République d’Alençon, Laëtitia Mirande. « Une interruption totale de travail de 7 jours avait été fixée par le médecin des urgences. »
À lire aussi
Trois hommes, trois femmes et une mineure interpellés
Deux mois après les faits, la procureure de la République d’Alençon annonce que l’enquête menée par la brigade de recherches d’Argentan-Alençon a abouti, lundi 3 mars, à l’interpellation de sept individus, « six majeurs et un mineur », immédiatement placés en garde à vue.
Outre une mineure, il s’agit de deux femmes âgées de 18 ans, d’une femme âgée de 19 ans et de trois hommes respectivement âgés de 25, 23 et 20 ans.
L’identification des personnes mises en cause faisait suite aux investigations techniques, et notamment téléphoniques menées par la brigade de recherches, avec le soutien de la section de recherches de Caen pour l’aspect technique. « Ceci était par ailleurs confirmé par de l’ADN retrouvé sur les lieux des faits. » L’exploitation de la vidéosurveillance, « ainsi qu’un témoignage particulièrement précis corroboraient les liens entre les individus identifiés ».
À lire aussi
« Un classement sans suite a été décidé » pour l’un des hommes interpellé, signale la procureure, tandis que la mineure dépend du Parquet du Mans (Sarthe) « en raison du lieu de résidence de ses représentants légaux ».
Pas agressé pour sa fonction de maire
Les auditions faites en garde à vue ont « confirmé que la qualité d’élu de la victime n’avait aucun lien avec les faits, objets de la procédure ».
Cependant, au terme de leur garde à vue, mercredi 5 mars, cinq personnes ont donc été déférées devant le procureur de la République d’Alençon « pour des faits de vol aggravé par trois circonstances aggravantes pour deux d’entre eux, et de vol avec violence ayant entraîné une incapacité totale de travail n’excédant pas huit jours aggravé par une autre circonstance ».
Les circonstances aggravantes retenues étant que « les faits avaient eu lieu dans un local d’habitation, en réunion, avec des visages dissimulés afin de ne pas être identifié ».
Ils seront jugés le 3 juillet 2025
Placés sous contrôle judiciaire par le juge de la liberté et de la détention, les cinq prévenus ont interdiction de se rendre sur la commune de Saint-Ellier-les-Bois, d’entrer en contact avec la victime ou avec les coauteurs des infractions commises et de détenir ou de porter une arme.
Ils seront jugés jeudi 3 juillet 2025, devant le tribunal correctionnel d’Alençon.
Suivez toute l’actualité de vos villes et médias favoris en vous inscrivant à Mon Actu.
En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.
Consultez également la source de cet article : Article source.
