L’infirmier était obsédé par les veines : accusé d’agressions sexuelles, l’ancien élu s’explique sur son « fétichisme » de la piqûre

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l’essentiel Nicolas Gonidec, ancien conseiller municipal et infirmier, était appelé à la barre du tribunal correctionnel de Quimper (Finistère). L’homme, qui a développé une obsession pour les veines, est accusé d’agressions sexuelles par de nombreuses victimes.

Obsédé depuis l’enfance par les veines, l’ancien élu et faux infirmier Nicolas Gonidec s’est expliqué face à ses victimes, ce lundi 1er décembre, sur son « fétichisme » de la piqûre devant le tribunal correctionnel de Quimper où il comparaît pour agressions sexuelles.

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« J’ai commencé sur moi très tôt » à réaliser des piqûres, « j’avais une dizaine d’années », a raconté à la barre cet ancien conseiller municipal de Quimper, chemise et veste bleue, qui aura 44 ans mardi. Au fil du temps, cette obsession a connu une « évolution malheureuse » comme « un drogué avec son addiction », a développé le producteur audiovisuel, qui comparaît également pour exercice illégal de la profession d’infirmier et obtention de prélèvements de produits du corps humain.

Une étude médicale »

Jouissant d’une certaine aura dans le monde de la musique et de la danse celtique, Nicolas Gonidec proposait à ses victimes de participer à une étude médicale impliquant des prises de sang. Les jeunes femmes qui acceptaient devaient remplir un formulaire médical très élaboré, adressé par une secrétaire fictive. Mallette de médecin, garrot, seringues : le faux infirmier proposait aussi des rappels de vaccins ou des tests Covid, voire des méthodes de relaxation, à base de massages mammaires à l’huile d’amande douce, censées provoquer un « orgasme thérapeutique ».

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Huit femmes ont raconté aux enquêteurs avoir subi des caresses sur les seins et des masturbations non désirées, alors qu’elles étaient censées participer à un protocole médical. « Si j’avais su qu’il avait l’intention de me toucher le sexe, j’aurais dit non direct », a déclaré à l’audience Karen (prénom modifié), qui a effectué « cinq ou six » séances de piqûres entre 2014 et 2018. Lors de la dernière séance, Nicolas Gonidec lui met la main dans la culotte puis la fixe dans les yeux et lâche « t’inquiète, je sais exactement ce que je fais ». « J’ai voulu l’arrêter mais mon corps était tétanisé », a décrit la trentenaire dans un sanglot, qui a dit sa crainte d’avoir été hypnotisée ou droguée par Nicolas Gonidec. La jeune femme, veste noire et longs cheveux blonds ondulés, s’est aussi interrogée sur l’usage qu’a pu faire Nicolas Gonidec des photos et vidéos qu’il réalisait pendant les séances. « Il a pu les mettre sur le dark net », a-t-elle évoqué.

« C’est un engrenage »

Entendu peu après, le prévenu s’est dit « désolé » par le témoignage de la victime qui « me bouleverse aussi ». « Comment passe-t-on d’une prise de sang au fait qu’on retrouve votre main dans sa culotte ? », l’a interrogé le procureur Jean-Luc Lennon. « C’est un engrenage… un processus psychologique. Je suis encore en pleine thérapie là-dessus. Je cherche moi aussi la réponse », a hésité Nicolas Gonidec, en admettant du bout des lèvres « une obsession à caractère sexuel ». Mais les vidéos des séances, « c’était pas un porno », a-t-il dit. « C’était comme du fétichisme. »

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« C’était un sentiment de satisfaction, de bien-être à voir le résultat de la séance », a décrit le prévenu, qui s’est longuement étendu sur son « travail d’introspection » et les soixante séances de psychothérapie suivies depuis la révélation des faits. Il a reconnu « globalement » les agressions sexuelles dont il est accusé, « avec des nuances sur certains cas ». Une autre victime entendue lundi a raconté une séance de « sept ou huit » piqûres très douloureuses pendant plus de deux heures. « J’y ai cru, j’étais persuadée que je faisais ma part pour la science », a raconté cette femme de 36 ans, dont la mère était à l’époque en phase terminale de cancer.

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Nicolas Gonidec, qui encourt une peine de cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende, a déjà été condamné à trois ans de prison dont deux avec sursis pour des faits similaires. C’est à la suite de la publicité générée par ce premier procès, organisé à Saint-Brieuc à l’automne 2021, qu’une soixantaine de plaintes ont déferlé à Quimper. Interrogé sur une poursuite de ses prises de sang depuis 2021, il a admis qu’il en effectuait sur sa nouvelle compagne, dans le cadre d’un « fantasme » assouvi dans un « cadre privé ». Une procédure pour des faits similaires est par ailleurs en cours au parquet de Lorient, a-t-on appris à l’audience.

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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