
Une affaire qui pourrait faire des vagues. Le maire de Limoges, Émile-Roger Lombertie (Les Républicains), fait l’objet d’une plainte pour harcèlement moral de la part d’une ex-collaboratrice et d’un cadre toujours en poste. Ils rapportent aussi des faits présumés d’agression et harcèlement sexuels sur d’autres personnes, a indiqué samedi 17 février l’avocate des plaignants, Me Christelle Mazza.
La plainte, transmise le 13 février au parquet, vise également deux de ses adjoints. La mairie s’est dite dans l’incapacité « d’émettre une quelconque réaction », dans un communiqué publié samedi matin. « À cette heure », les trois élus « n’ont pas été avisés d’un tel dépôt de plainte à leur encontre ».
Les plaignants – un cadre et une ancienne directrice de la CULM – dénoncent un « exercice anormal de l’autorité hiérarchique » par les trois élus visés et condamnent les « propos et comportements hautement problématiques et toxiques » du maire, « des propos à caractère sexiste, graveleux, tendancieux et dénigrants, ainsi que des comportements à caractère sexuel sans équivoque », énumère Le Monde qui a révélé l’affaire.
Cette plainte « est aussi un acte qui vaut signalement au titre de l’article 40 du code de procédure pénale obligeant tout agent public témoin d’un crime ou d’un délit à le signaler au procureur de la République », affirme à l’AFP Me Mazza.
« Le silence de tout le monde »
Ses clients ont été mis au courant « directement par les personnes concernées de faits de nature délictuelle, notamment des faits présumés d’agression sexuelle et de propos sexistes », détaille-t-elle. Deux d’entre elles ont joint à la plainte des témoignage écrits. « La particularité dans la fonction publique, c’est qu’il est très difficile de parler. Il y a la peur de l’autorité hiérarchique, des représailles sur la carrière », estime Me Mazza.
L’avocate regrette « le silence de tout le monde », « absolument inacceptable dans ce milieu politique où le devoir d’exemplarité est incontournable ». En 2015 déjà, les femmes élues de l’opposition municipale avaient publiquement exprimé « leur ras-le-bol » des propos « systématiquement sexués et sexistes » tenus par le maire de Limoges et certains membres de son équipe.
Me Mazza espère l’ouverture d’une information judiciaire et a suggéré un dépaysement du dossier vers un autre parquet, « dans un souci de bonne administration de la justice ». Début février 2024, le ministère de la Justice a requis la mutation du procureur de la République de Limoges Baptiste Porcher, lui-même accusé de propos sexistes envers des collaboratrices.
En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
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Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
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