
Avant le recueillement, le bourgmestre et les chefs de groupe ont pris la parole. « Nous sommes tous ébranlés par ce qui n’est pas un simple homicide, mais un féminicide : une femme dans sa condition de femme a été tuée par son conjoint. Et ça appelle la plus ferme réaction », a indiqué Thomas Dermine.
Au MR, Jean-Noël Gillard a voulu « témoigner notre solidarité pour la famille et celles et ceux qui connaissaient la victime. Les violences intrafamiliales sont toujours un drame, encore plus ici car elles touchent une femme dans sa condition de femme. »
Pour le PTB, Pauline Boninsegna a dénoncé : « La victime s’appelait Alison, elle avait 28 ans, elle travaillait dans le service des cuisines de l’hôpital des Viviers. Avant elle, il y avait Lucia, elle était coiffeuse ; Delphine, elle était prof ; Lamia, elle était étudiante. Elles sont toutes disparues sous les coups de leur compagnon. Et à chaque fois, je me dis la même chose : quand tu touches une femme, tu nous touches toutes. J’entends trop souvent les témoignages de femmes qui sont elles-mêmes victimes, qui pensent être la prochaine. Je veux dire à toutes ces victimes, à toutes les femmes, que si la société aujourd’hui faillit à les protéger, heureusement sur le territoire de Charleroi il y a des femmes et des hommes qui font un travail formidable avec peu de moyens – il faut les remercier : la Maison Plurielle, la Plateforme Ruban Blanc, le Centre d’Aide aux Victimes et toutes ces associations qui viennent en aide aux victimes tant qu’elles le peuvent avec les moyens qu’elles ont. J’espère que ce genre de drame sera notre signal d’alerte pour dire que ça ne peut pas arriver, qu’il n’y en ait pas une de plus. Parce qu’on en a marre d’enterrer des femmes victimes de leur compagnon. »
Chez les Engagés, Manon Choël a tenu « à présenter toutes nos condoléances à la famille d’Alison ». Et d’ajouter : « Féminicide : c’est un mot qu’il faut oser dire, qui ne peut pas rester sous silence. Il faut y faire face. Ce combat, c’est celui de la dignité, de la sécurité et du respect de chaque femme. Il nous engage tous. Il est de notre responsabilité collective que plus jamais une femme ne soit laissée seule face à la menace : que ce soit par la prévention, la protection ou la justice, il faut renforcer notre arsenal pour éradiquer ces violences inacceptables et inhumaines. Ce combat dépasse les lois et les institutions, il doit vivre en chacun d’entre nous. Nous pouvons être des alliés en brisant le silence, en étant attentifs, en dénonçant, mais aussi en soutenant. Ensemble, construisons une société où la violence faite aux femmes n’a plus sa place. Continuons à nous mobiliser, à agir, à refuser la violence. Parce que chaque femme a le droit de vivre libre, respectée et en paix. »
Isabella Greco, au PS, a conclu : « En 2024 nous en étions à 19 féminicides, et on avait dit : « pas une de plus ». C’est ce qu’on dit toujours. Et nous voilà en 2025, le 20e cas est arrivé. Une vie est brisée, une maman est enlevée à son bébé, et un bébé est privé de la protection et l’amour de sa maman, et se retrouve tout seul. Ce drame nous bouleverse toutes et tous. Je le rappelle : 18 viols par jour, une femme sur 4 qui déclare avoir déjà été victime de violence conjugale, et aujourd’hui 20 féminicides. À Charleroi, face à ces chiffres, on ne détourne pas le regard : on dénonce, on protège comme on peut le faire, et on condamne. C’est notre responsabilité collective de protéger et de défendre toutes les femmes. Et au travers des services tels que ceux dont a parlé Pauline Boninsegna, le travail est fait avec une bienveillance exemplaire. C’est grâce aussi à tout ce milieu associatif féministe – sans lequel nous ne pourrions pas avancer – qu’à Charleroi on ne lâche rien : il y a aussi eu la mise en place au tribunal de la chambre de traitement spécialisée qui prend en charge les hommes qui commettent ces drames. On en fait un combat quotidien. Je le répéterai donc : pas une de plus ».
Toute la salle s’est alors levée pour observer une minute de silence.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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