L’élu d’Abbeville Angelo Tonolli frappé au visage en plein centre-ville par un automobiliste

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Le mercredi 18 décembre 2024 à 17 h, l’élu Angelo Tonolli a été victime d’une violente agression en plein centre-ville d’Abbeville (Somme).

Le conseiller municipal et départemental relate : « alors que je roulais rue de l’Hôtel-Dieu, j’ai vu dans mon rétro une voiture arriver à une vitesse très élevée. Il m’a collé jusqu’au niveau du marché couvert. Je le voyais s’exciter et me faire des doigts d’honneur. J’ai mis un coup de frein pour le faire ralentir et arrivé à hauteur de Monoprix, la situation a dégénéré… »

Trois coups de poing au visage

Pour laisser sortir un véhicule de sa place de stationnement, Angelo Tonolli stoppe sa voiture. Le conducteur derrière lui visiblement pressé et virulent sort de son véhicule et se dirige vers l’élu.

« Je n’ai eu le temps que de lui dire que j’étais élu et que je ne pouvais pas le laisser conduire de cette manière aussi dangereuse. Il m’a dit qu’il n’en avait rien à foutre de qui j’étais et m’a asséné trois coups de poing au visage » poursuit l’élu abbevillois qui n’a pas souhaité répondre en expliquant « je n’ai pas cherché me défendre. Je ne voulais pas me montrer en spectacle en tant qu’élu en me bagarrant devant tout le monde… »

Angelo Tonolli, le visage tuméfié sort alors son téléphone portable et appelle la police. « Les policiers sont arrivés rapidement mais le conducteur avait pris la fuite à pied en abandonnant sa BMW. Je n’avais qu’une crainte, c’est qu’il continue en voyant que j’appelais la police. Mais en fait, j’étais plus en colère car j’étais dans mon bon droit et en toute légitimité avec mon rôle d’élu. Je pensais que la légitimité de mon mandat aurait permis de calmer les choses, mais non… »

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Je veux qu’il prenne conscience de la dangerosité de son comportement et de la gravité de ses actes.

Angelo Tonolli

L’élu qui affirme « j’ai bien été frappé dans l’exercice de mes fonctions » poursuit : « j’ai été conduit aux urgences pour des examens de contrôle. Ma pommette est bien touchée et j’ai encore mal à la mâchoire mais elle n’est heureusement pas cassée. »

Angelo Tonolli a porté plainte au commissariat d’Abbeville ce jeudi 19 décembre au matin. « Le procureur a été alerté et je m’attends à des poursuites judiciaires pour cette personne. Je veux qu’il prenne conscience de la dangerosité de son comportement et de la gravité de ses actes. Je souhaiterais aussi qu’il s’excuse. »

L’auteur identifié par la police

Et d’ajouter « il faut une réponse judiciaire répressive, il faut assumer les conséquences de ses actes. »

Selon l’élu « la police m’a indiqué que l’individu âgé d’une trentaine d’années avait été identifié et il habite dans le secteur. » Pour Angelo Tonolli, son agression est révélatrice « d’un climat de tension dans notre société. C’est symptomatique de la violence au volant où la voiture peut devenir une arme. Je suis abasourdi par ce niveau de violence. Il faut remettre de l’humanité dans le quotidien. »

Une agression qui n’entame en rien ses missions d’élu : « je reste déterminé à mener à bien ce pour quoi j’ai été élu. L’agression dont j’ai été victime peut arriver à n’importe qui. Il y a du travail pour recréer du lien social… »

Un acte inqualifiable que condamne le maire d’Abbeville Pascal Demarthe

Très rapidement, Angelo Tonolli a reçu de nombreux messages de soutien : « j’ai été appelé en premier par le maire d’Abbeville Pascal Demarthe qui m’a assuré de son soutien en condamnant avec la plus grande fermeté cet acte inqualifiable. »

Le maire d’Abbeville indiquant sur les réseaux sociaux : « J’ai contacté le procureur de la République. Une sanction exemplaire doit être rendue contre l’auteur de cette agression. C’est aujourd’hui un élu, mais cela pourrait arriver à n’importe quel Abbevillois ou Abbevilloise. Je ne peux le tolérer et je suivrai cette affaire personnellement. »

Des centaines de messages de soutien

Angelo Tonolli a également reçu le soutien de nombreux élus et citoyens. « La sous-préfète m’a contacté ainsi que le Préfet de la Somme, Christelle Hiver, la présidente par intérim du Conseil départemental, le député François Ruffin, le sénateur Rémi Cardon, le président de la Région Xavier Bertrand, d’autres élus et de nombreux citoyens. Des centaines de messages qui font du bien et chaud au cœur. »

Selon le nombre de jours d’ITT (incapacité totale de travail) que prononcera un médecin légiste, l’auteur des coups peut être condamné à une peine pouvant aller jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende (si l’ITT est égale ou inférieure à 8 jours). Et jusqu’à 7 ans d’emprisonnement et de 100 000 € d’amende pour une incapacité totale de travail de plus de 8 jours.

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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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