
« Bernard est adjoint au maire de La Tronche (une commune limitrophe de Grenoble, NDLR) de 77 ans. Ce matin, alors qu’il collait mes affiches, un homme les lui a arrachées avant de le frapper au visage. Une plainte a été déposée, un examen médical devra déterminer la durée d’ITT », a écrit Olivier Véran sur X (anciennement Twitter), mettant en cause « un homme, soutien de la France Insoumise ».
« Je condamne avec la plus grande fermeté cette agression lâche contre un élu et qui s’inscrit dans un contexte totalement inédit de violence dans cette campagne pour la première circonscription de l’Isère », ajoute-t-il. Sollicité, le parquet de Grenoble a indiqué avoir ouvert une enquête pour « vol avec violence, des tracts électoraux ayant été dérobés », qui a été confiée aux policiers de Grenoble.
Un « contexte de violence désinhibée »
« L’élu municipal qui tractait pour le candidat Olivier Véran a reçu un coup de poing à l’oeil droit par un homme qui lui a dit faire partie de La France Insoumise », a indiqué le procureur Eric Vaillant dans un communiqué. Olivier Véran, député sortant, est candidat à sa réélection. Il est arrivé deuxième au premier tour derrière le jeune militant insoumis Hugo Prévost qui a obtenu 40,19% des voix contre 33,62% pour M. Véran. Le candidat LR-RN Alexandre Lacroix est également qualifié pour le second tour avec 18,34%.
Les adversaires de Olivier Véran ont tous deux condamné l’agression et apporté leur soutien à la victime dans des messages sur X. « La violence ambiante qui s’installe dans cette fin de campagne doit absolument cesser », a souligné Hugo Prévost. La Fédération du parti socialiste de l’Isère a également condamné l’agression et appelé à « l’apaisement et à la confrontation sur le terrain des idées », déplorant un « contexte de violence désinhibée qui ne profitera qu’à l’extrême droite ».
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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