Bernard Dupré, adjoint au maire de La Tronche, raconte avoir été agressé ce jeudi matin sur sa commune alors qu’il collait des affiches pour Olivier Véran, député sortant (Renaissance) et candidat aux élections législatives dans la 1ère circonscription de l’Isère. Une information du Dauphiné libéré que nous a confirmé l’intéressé, joint au téléphone. Il explique avoir reçu un coup de poing après qu’un homme a tenté de lui voler des affiches dans son coffre resté ouvert.
Le parquet a ouvert une enquête pour « vol avec violence » (des tracts électoraux ont été volés), enquête confiée aux policiers de Grenoble. Selon le procureur de Grenoble, Eric Vaillant : « L’élu municipal qui tractait pour le candidat Olivier Véran a reçu un coup de poing à l’œil droit, par un homme qui lui a dit faire partie de la France Insoumise. » Les trois candidats ont condamné cette agression.
« En démocratie, on doit débattre idée contre idée »
Olivier Véran, que nous avons pu joindre, apporte tout son soutien à Bernard Dupré et toute sa famille : « En plus d’être élu, Bernard a longtemps milité à la CFDT. Il a 77 ans, c’est un homme solide, qui a de la bouteille mais qui constate comme moi que cette campagne a quelque chose d’extrêmement violent, de la part de camps opposés. J’ai d’ailleurs eu l’occasion d’en parler en aparté à Hugo Prévost (son adversaire NFP sur la 1e circonscription, arrivé en tête. ndlr) pour lui demander de faire cesser des pressions envers ceux qui font campagne pour moi, notamment des femmes. En démocratie, on doit débattre idée contre idée, projet contre projet. On a dû passer 2600 affiches sur les panneaux, dimanche dernier, on a dû recoller jusqu’à cinq fois certains panneaux, car mes affiches étaient non seulement arrachées, mais il y avait des stickers injurieux à mon encontre, collés dessus. Mais là, on a franchi un cap avec l’agression de Bernard Dupré. Il m’a dit vouloir continuer mais moi, je demande à mon équipe de faire attention. »
« Moi, je n’ai que des militants qui sont pacifistes »
De son côté, Hugo Prévost a réagi également en apportant son soutien à l’élu agressé. Quant à savoir si c’est un militant LFI qui a fait cela, Hugo Prévost répond : « Moi, je ne sais pas ce qui s’est passé. On va attendre l’enquête de police, pour en dire plus. Soyons prudents sur chacune de nos paroles. Avec M. Véran, nous avons un débat d’idées et cela ne doit pas devenir de l’invective personnelle, on doit rester sur les questions du programme. Moi, je n’ai que des militants qui sont pacifistes. Nous menons une magnifique campagne, populaire. je leur demande de militer en sécurité car nous savons qu’il y a des bandes d’extrême droite à grenoble et dans la circonscription, donc tout le monde milite en groupe, pas trop tard le soir pour qu’il n’y ait pas de problème. »
« J’exprime mon soutien républicain et humain »
Dans cette première circonscription, trois candidats sont en lice pour le second tour des élections législatives, ce dimanche. Le candidat de l’alliance LR / Rassemblement national, Alexandre Lacroix, a également réagi sur X : « J’exprime mon soutien républicain et humain le plus total à M. Bernard Dupré » écrit-il.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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