, Le maire retrouvé pieds et mains cloués en 2022 condamné à 4 mois de prison avec sursis

Le maire retrouvé pieds et mains cloués en 2022 condamné à 4 mois de prison avec sursis

, Le maire retrouvé pieds et mains cloués en 2022 condamné à 4 mois de prison avec sursis

L’ancien maire délégué de Saint-Côme-du-Mont (Manche) a été condamné ce mercredi à quatre mois de prison avec sursis.
Bernard Denis, 68 ans, était jugé pour « dénonciation de crimes imaginaires ».
Ce dernier avait affirmé en 2022 avoir été agressé à plusieurs reprises, parfois dans les conditions les plus atroces.

Une affaire abracadabrantesque survenue à une époque où plusieurs élus étaient réellement visés. Mercredi, Bernard Denis, ancien maire délégué de Saint-Côme-du-Mont (Manche) a été condamné par le tribunal correctionnel de Coutances à quatre mois de prison avec sursis pour dénonciation de crimes imaginaires, 7500 euros d’amende, assortis d’une obligation de soins et de l’interdiction de détenir une arme.

En 2022, l’édile avait dénoncé de multiples agressions dont il avait été la cible, parfois dans les pires conditions. Il avait notamment fait état d’une crucifixion qui lui aurait été infligée par des tiers. Tout n’était en fait qu‘invention puisque Bernard Denis a fini par reconnaître s’être automutilé… avant de tenter de se suicider. 

Il avait évoqué des agresseurs cagoulés

Le 9 novembre 2022, Bernard Denis avait été retrouvé à 12 h 30 dans un champ à proximité de la salle des fêtes, blessé au visage et présentant deux clous plantés dans chacune de ses mains et un clou planté dans chaque talon avant d’être hospitalisé. Il avait alors déclaré avoir été agressé par des hommes cagoulés… L’édile avait également déclaré avoir reçu sur cette même année des lettres de menaces de mort… écrites par ses soins.

Face à ces incohérences et aux doutes que ces déclarations avaient suscités, le maire a fini par passer aux aveux devant les enquêteurs d’abord puis, dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité au tribunal de Coutances le 18 mars. Au cours de l’instruction, Bernard Denis a répété : « Je ne sais pas comment j’ai pu en arriver là. Je suis comme dans un surmenage permanent. »

Absent à l’audience car en hôpital psychiatrique

L’ancien édile ne s’est pas pourtant présenté mercredi devant le tribunal correctionnel pour son procès. Son avocate, Me Aline Lebret, a en effet fait savoir, comme le rapporte Le Parisien, que Bernard Denis avait dû être pris en charge ces derniers jours en hôpital psychiatrique. « Ce n’est pas un fou que nous jugeons, mais un homme malade. Imaginez le mal-être qu’il faut éprouver pour se mutiler à ce point-là. Je crois qu’il a davantage besoin de notre compassion que d’accablement », a-t-elle insisté à l’audience. L’expert psychiatre a conclu à une altération du discernement. 

Le procureur de la République a lui rappelé que cette enquête avait mobilisé de nombreux enquêteurs de gendarmerie au détriment d’autres « vraies « affaires. Les investigations de plusieurs mois avaient coûté pas moins de… 70 000 euros !

Après une longue délibération, le tribunal a finalement retenu l’altération du discernement du prévenu absent mais l’a tout de même jugé coupable de ces « dénonciations mensongères ». 

Bientôt jugé pour… « exhibition sexuelle »

Nos confrères du Parisien rappellent également que l’ancien élu n’en a peut-être pas fini avec la justice. Bernard Denis devrait en effet être jugé novembre prochain pour… « exhibition sexuelle » cette fois. 

Une ancienne agente d’entretien de la mairie, quinquagénaire, l’accuse d’avoir, toujours en 2022, « exhibé son sexe » devant elle alors qu’elle nettoyait la salle des fêtes et ce, une dizaine de fois. 


Aurélie SARROT

En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

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