Le maire de Vars Jean-Marc De Lustrac s’est vu prescrire deux jours d’ITT.

, Le maire de Vars Jean-Marc De Lustrac s’est vu prescrire deux jours d’ITT.

Deux jours d’ITT

Sauf que cette sympathique matinée de labeur ne s’est pas déroulée comme prévu. Ou plutôt, elle s’est terminée comme beaucoup de Varsois auraient pu le craindre. Parce que « cette personne sème la terreur », dans le quartier déplore le maire. « Quand des personnes désherbent devant chez lui, il les agresse. » C’est précisément ce qu’il s’est passé ce jeudi matin.

La rédaction vous conseille

Vers 11h30, Jean-Marc de Lustrac a entrepris d’enlever de l’herbe sur la voie publique devant le domicile de cet individu de 46 ans qui vit seul. « Il a pété un câble. Il m’a tapé dessus en me donnant un coup de poing puis il a pris une pierre et a voulu me la fracasser sur la tête », indique le maire. Heureusement, la policière municipale de cette commune de 2 100 habitants se trouvait là et a bloqué le bras de l’agresseur qui hurlait : « Arrête ton chantier ! ». Elle lui a alors fait lâcher la pierre et les gendarmes sont arrivés très vite. Ils ont eu besoin de leurs collègues du Psig, le peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie de Ruffec pour pouvoir embarquer le quadragénaire en furie.

Plus personne n’ose désherber dans le quartier…

Jean-Marc de Lustrac, quant à lui, s’est rendu aux urgences de l’hôpital de Ruffec où il s’est vu prescrire deux jours d’ITT. Il a déposé une plainte dans la foulée auprès de la gendarmerie de Mansle. Le parquet d’Angoulême a ouvert une enquête pour violence sur élu.

Son agresseur a été hospitalisé au CHS Camille-Claudel. Une expertise psychiatrique du mis en cause doit être réalisée. Le maire n’en revient pas de ce déchaînement de violences. « Juste pour du nettoyage de rue, il est capable de nous matraquer. Il fait une fixation sur le désherbage et les services techniques n’osent plus y aller. Plus personne n’ose désherber dans le quartier… »

L’an passé déjà, le maire et ses services avaient été pris à partie verbalement. Déjà connu de la justice, l’homme devrait être placé en garde à vue à l’issue de son hospitalisation, si son état le permet.

Pour Jean-Marc de Lustrac, cela montre que les maires « sont en première ligne pour prendre des coups. » Ce fait divers ressemble en tout cas plutôt à un fait de société. Hier, justement, une étude montrait que depuis les élections de 2020, 2 189 maires ont démissionné. Un chiffre record et historique.

Toutefois, les agressions jouent un rôle extrêmement mineur, malgré leur forte exposition médiatique. Ce choix de démissionner résulte principalement de « différends, disputes, conflits ou autres désaccords au sein du conseil municipal, tantôt avec des élus de l’opposition, tantôt, et c’est le cas le plus fréquent, au sein de la majorité ».

En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

Consultez également la source de cet article : Article source.