
Les faits se seraient produits dans l’exercice de ses fonctions à la mairie de Limoges, dont il est le premier édile depuis 2014.
Trois élus municipaux visés
L’instruction judiciaire concerne également deux adjoints : une élue LR poursuivie pour harcèlement moral sur deux personnes, et un élu Horizons mis en examen pour les mêmes faits sur une victime.
Les trois élus ont été placés sous contrôle judiciaire, avec interdiction d’entrer en contact avec les plaignants et interdiction de se fréquenter, sauf en cas de nécessité liée à l’exercice de leurs fonctions électives.
Des plaintes dénonçant un « harcèlement institutionnalisé »
Cette affaire fait suite à une information judiciaire ouverte en janvier 2025 à la suite de plaintes déposées en février 2024 par une ancienne directrice et un cadre en poste de la métropole de Limoges. Une ancienne collaboratrice du maire a également signalé une agression à caractère sexuel.
Les signalements dénoncent un climat de travail délétère, fait de « manœuvres d’intimidation », de « propos tendancieux », et d’un ostracisme organisé au sein des services.
La défense dénonce une « calomnie »
Lors du conseil municipal qui a suivi l’ouverture de l’enquête, Émile Roger Lombertie avait dénoncé un « tribunal médiatique » et contesté fermement les accusations. Le parquet de Haute-Vienne s’est dessaisi du dossier, qui a été confié à un juge d’instruction en Corrèze pour éviter tout soupçon de partialité.
« Tolérance zéro » pour le harcèlement
L’avocate des plaignants, Me Christelle Mazza, a salué cette nouvelle étape de la procédure, évoquant des « indices graves ou concordants » contre les élus et rappelant l’exigence d’exemplarité des responsables publics.
« La loi prescrit une tolérance zéro pour les faits de harcèlement au travail. Les mis en cause exerceront leur droit à la défense, mais aucun plaignant ne doit subir de représailles », a-t-elle affirmé à l’AFP.
En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.
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