Le maire de La Penne-sur-Huveaune reste en liberté, mais ne peut toujours pas venir dans sa commune

Le maire de La Penne-sur Huveaune ne retourne pas en prison. La cour d’appel d’Aix-en-Provence a rendu sa décision ce jeudi, à la suite d’une nouvelle audience pour Nicolas Bazzucchi. La justice devait décider si, dans le cadre de l’enquête le concernant pour viols et violences aggravées, l’élu devait retourner en détention provisoire.

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Nicolas Bazzucchi a déjà effectué deux mois de détention provisoire, avant d’être remis en liberté le 13 février dernier et placé sous contrôle judiciaire en attendant la suite de l’enquête. Le parquet avait fait appel de cette libération, mais la cour d’appel n’a pas suivi son recours.

Toutefois, Nicolas Bazzucchi est toujours soumis à un contrôle judiciaire strict : il reste maire de La Penne-sur-Huveaune, il peut communiquer avec les élus de sa ville mais pas avec le personnel de la mairie. En outre, il ne peut toujours pas physiquement apparaître dans sa commune ni dans celles où vivent les plaignantes.

Le maire de La Penne-sur-Huveaune avait été interpellé le 16 décembre dernier, après plusieurs mois d’enquête du parquet de Marseille suite à  deux plaintes déposées par des ex-compagnes à l’été 2024. La justice avait d’abord rejeté sa précédente demande de remise en liberté, estimant qu’il existait un risque de pression sur les victimes et les témoins. Durant ses auditions, Nicolas Bazzucchi a contesté les accusations de viols, mais reconnu des insultes et des actes de violence.

Lors de l’audience ce jeudi devant la cour d’appel, Nicolas Bazzuchi a assuré avoir commencé à suivre des soins psychologiques la semaine dernière : « J’en tire des bienfaits sur mes comportements excessifs« , a assuré l’élu, qui pleurait de soulagement à la sortie de l’audience.

« La réaction c’est le soulagement, estime son avocat Jérôme Gay. Maintenant on va pouvoir vraiment commencer à présenter une défense effective, qui n’est plus conditionnée par l’urgence de retrouver la liberté, parce qu’on l’a retrouvée. »

Pour l’instant, Nicolas Bazzucchi n’a pas l’intention de quitter sa fonction à la tête de La Penne-sur-Huveaune. En attendant la suite de la procédure, la gestion des affaires courantes de la commune reste assurée par sa première adjointe, Évelyne Farges-Squarzoni.

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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