François Cuillandre, 69 ans, a été condamné à 1.000 euros d’amende par le tribunal de Brest jeudi 26 septembre. Le maire de la ville a été reconnu coupable d’injure publique « en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion par une personne dépositaire de l’autorité publique ». La justice avait été saisie par le fondateur des Bergers du quartier, un collectif contre l’insécurité.
Déjà condamné en novembre 2023 pour recel d’abus de confiance dans l’affaire Vivre à Brest, l’élu devra aussi verser 1.000 euros au plaignant, qui envisage désormais de demander des dommages et intérêts devant le tribunal administratif de Rennes. François Cuillandre a toutefois encore la possibilité de faire appel sous dix jours.
Le 6 février 2024, Nazim Yenier avait interrompu le conseil municipal pour critiquer l’inaction selon lui de la municipalité après la mort de Cécile Le Lirzin, une octogénaire percutée par deux adolescents à moto le 22 mars 2023 dans le quartier de Pontanézen. Au retour d’une suspension de séance, le maire de Brest avait alors prononcé cette phrase : « Qui se cache derrière le masque du berger ? Entre nous, l’extrême-droite turque la plus violente qui puisse exister. »
« Pas un spécialiste de la Turquie »
Lors de l’audience, le jeudi 12 septembre, le maire avait avoué avoir « improvisé, sous le coup de la colère », trouvant « inadmissible qu’un citoyen intervienne de cette manière ». Sans regretter pour autant ses propos, et en refusant de s’excuser. Interrogé par le président du tribunal Xavier Jublin sur le sens de sa comparaison hasardeuse, François Cuillandre avait assuré ne pas connaître les Loups Gris, mouvement fasciste et terroriste turc. « Je ne suis pas un spécialiste de la Turquie, monsieur le président », s’était-il défendu.
Le maire de Brest avait aussi rappelé les attaques répétées de Nazim Yenier sur les réseaux sociaux, sa vidéo avec un youtubeur proche d’Alain Soral, ou encore celle appelant à faire battre le candidat du Nouveau Front Populaire Pierre-Yves Cadalen dans l’entre-deux-tours des élections législatives cet été. « Si ce n’est pas d’extrême droite, je n’y connais rien à la politique ! » Et François Cuillandre de cingler : « Être d’extrême droite, dans le monde que l’on vit, ce n’est pas une insulte. » Mais « extrême droite turque la plus violente qui soit », si, ont manifestement estimé les juges.
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