, Le différend entre l’ancien élu FN Emmanuel Crenne, et la présidente de Région, Carole Delga, se règle au tribunal

Le différend entre l’ancien élu FN Emmanuel Crenne, et la présidente de Région, Carole Delga, se règle au tribunal

, Le différend entre l’ancien élu FN Emmanuel Crenne, et la présidente de Région, Carole Delga, se règle au tribunal

l’essentiel En cherchant à couper la parole à Emmanuel Crenne en février 2017 dans l’hémicycle du conseil régional, Carole Delga a-t-elle fait acte de violence et, ou, a-t-elle outragé l’élu d’extrême droite ? Débat devant le tribunal correctionnel de Toulouse.

La justice qui manque de temps et de moyen a consacré deux heures à une vieille bataille politique ce jeudi 28 mars devant le tribunal correctionnel de Toulouse. D’un côté Emmanuel Crenne, « royaliste » et ex-membre du groupe Front national élu à la région Occitanie qui a déposé plainte. De l’autre Carole Delga, la présidente socialiste, qui, absente, a mandaté Me Simon Cohen pour la représenter et lui éviter de perdre son temps.

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Cette histoire ancienne, « un acte de violence inqualifiable », dénonce Emmanuel Crenne, date d’une assemblée plénière le 3 février 2017 devant le conseil régional d’Occitanie. Ce jour-là, entre élus socialistes et représentants du Front national le ton monte. Emmanuel Crenne dénonce « un fait historique », précise l’ancien élu devant la juridiction toulousaine. En l’occurrence le vote des forces de gauche en faveur des plein pouvoirs au Maréchal Pétain, en 1940 – soyons précis tous les députés et sénateurs de gauche ne l’ont pas voté. Carole Delga « qui ne supporte pas l’opposition », affirme l’ex-élu, « m’a arraché le micro ».

Ni violence ni outrage pour la défense

La scène filmée, et visionnée par le tribunal après les traditionnelles difficultés techniques, est courte, très courte même. « Elle n’arrache rien. Il n’y a pas de violence », plaide Me Simon Cohen. Emmanuel Crenne affirme le contraire. Et réclame aussi un outrage, « puisqu’elle m’a empêché de m’exprimer. Les élus doivent montrer l’exemple », en profite l’élu lotois. L’enregistrement démontre plutôt le contraire.

« Elle est dans son rôle de présidente de séance. Cela n’a rien d’un outrage, rien d’une injure », plaide Me Cohen qui en profite pour rappeler le droit et éviter les amalgames. Le parquet qui a égaré la plainte initiale d’Emmanuel Crenne, jamais enregistrée – a-t-elle existé ? L’élu affirme que oui – s’est bien gardé de prendre position dans cette citation directe.

La présidente Marie Delommez, calme et prompte à recentrer les débats, a placé la décision en délibéré au début du mois mai. Emmanuel Crenne réclame l’euro symbolique. Me Cohen, pour l’utilisation abusive de la citation directe, 3 000 €.

Dans plus d’un an, un autre dossier où cette fois Emmanuel Crenne est prévenu et Carole Delga plaignante est audiencé devant le tribunal correctionnel de Toulouse. Pas difficile de comprendre que le dossier du jour constituait une sorte de réponse au prochain, ce qu’avait d’ailleurs annoncé l’élu lotois après sa garde à vue en mai 2021.

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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