L’Allemagne sous le choc après l’agression d’un eurodéputé

epa11313376 Protesters with a banner reading 'War to the war' pass by a Social Democrats campaign poster showing German Chancellor Olaf Scholz and Vice-President of the European Parliament a ...

Les actes de violence motivés par des raisons politiques se multiplient en Allemagne.Keystone

Un eurodéputé allemand du parti social-démocrate (SPD) a été attaqué et grièvement blessé alors qu’il placardait des affiches électorales. Cet événement a été fermement condamné par la classe politique qui s’inquiète de la montée des violences contre les élus.

04.05.2024, 22:12

Plus de «International»

«La démocratie est menacée par ce genre d’actes», a réagi le chancelier allemand Olaf Scholz, souhaitant à Matthias Ecke, un membre de son parti, de «faire face à ce qui est entré dans sa vie comme une horreur».

L’agression subie vendredi soir à Dresde, dans l’est de l’Allemagne, par ce député européen, également tête de liste du SPD dans la région de Saxe pour les élections européennes de juin, n’est pas la première visant ces derniers mois des représentants politiques.

Selon la police, l’élu âgé de 41 ans a été «frappé» par quatre inconnus lors de la pose d’affiches. Il a dû «recevoir des soins médicaux à l’hôpital».

Pas le seul visé

Avant cette agression, un homme de 28 ans collant des affiches pour le parti des Verts, dans la même rue, a aussi été frappé «à coups de poing et de pied», a dit la police qui soupçonne le même groupe d’agresseurs.

L’enquête a été confiée aux services de Protection de l’Etat signifiant que la piste de violences à motif politique est privilégiée.

«Si une agression à motivation politique (…) se confirme à quelques semaines des élections européennes, cet acte de violence grave constitue une grave attaque contre la démocratie»

La ministre de l’Intérieur, Nancy Faeser.

Elle invoque la responsabilité des «extrémistes et populistes, qui attisent un climat de violence croissante par des attaques verbales totalement disproportionnées».

Les responsables du SPD de Saxe ont directement mis en cause le rôle du parti d’extrême droite AfD qui a connu une forte progression dans les sondages depuis un an.

La direction de l’AfD, quant à elle, a également condamné l’agression de Matthias Ecke.

Jeudi soir, deux élus des Verts, parti qui gouverne avec le SPD, avaient été pris à partie à Essen, dans l’ouest de l’Allemagne, et l’un deux frappé au visage.

Samedi dernier, quelques dizaines de manifestants s’en étaient pris à la vice-présidente du Bundestag Katrin Göring-Eckardt, une élue écologiste, après un événement public dans l’est de l’Allemagne. Sa voiture avait été bloquée et des renforts de police avaient dû être appelés.

Ces agressions sont le résultat de «discours, de l’ambiance créée, du fait d’amener les gens les uns contre les autres et de les opposer», a déploré Olaf Scholz.

«Nous devons nous y opposer ensemble»

Olaf Scholz

Selon Armin Schuster, ministre de l’Intérieur de Saxe, où se tiendra un important scrutin régional le 1er septembre, 112 délits à motif politique liés aux élections ont été recensés dans le Land depuis le début de l’année, dont 30 contre des titulaires de fonctions politiques ou de mandats électifs.

«Ce qui est absolument inquiétant, c’est l’intensité avec laquelle les attaques se multiplient actuellement», a déclaré samedi M. Schuster. (vz/ats)

Suivez en direct les dernières infos sur la guerre de la Russie contre l’Ukraine et ses implications en Suisse ainsi que dans le monde.

L’article

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

Source: Source