L’Aiguillon-la-Presqu’île : vers de nouvelles élections après la démission de 12 élus

Le mariage prend l’eau. Deux ans après la fusion de L’Aiguillon-sur-Mer et de La Faute-sur-Mer, l’ambiance est plombée dans la commune nouvelle de L’Aiguillon-la-Presqu’île. Les habitants vont être appelés aux urnes d’ici à quelques semaines, le préfet de la Vendée devrait prochainement acter la tenue de nouvelles élections. Cette décision fait suite à la démission ces derniers mois de 12 élus de L’Aiguillon-sur-Mer dont celle du maire délégué. Dans un courrier adressé aux habitants ce vendredi, Jean-Michel Piedallu, égraine les raisons qui l’ont poussé à renoncer à son mandat. L’élu estime de pas avoir « réussi à se faire entendre ni comprendre ».

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Sentiment d’être mis à l’écart

Dans ce long courrier, on apprend que le maire délégué de L’Aiguillon-sur-Mer n’est pas informé de certaines décisions ou alors, il les apprend par la presse. Pas informé non plus quand des parlementaires viennent sur la commune rencontrer le maire, « je l’apprends par les réseaux sociaux » écrit-il avec cette fâcheuse impression d’être mis à l’écart. Jean-Michel Piedallu dénonce la mise en place d’une organisation « avec une forme d’autocratie », il cible là Laurent Huger, le maire de La Faute-sur-Mer devenu maire de la commune nouvelle. Et comme si la charge n’était pas suffisante, l’élu de L’Aiguillon-sur-Mer ajoute qu’il « refuse de cautionner le culte de la personnalité au détriment de l’intérêt général ».

« Cela met en péril l’intérêt général, ce n’est pas digne », Laurent Huger

Lors de la cérémonie de vœux aux habitants le samedi 27 janvier, Laurent Huger, le maire de L’Aiguillon-la-Presqu’île avait entamé son discours en évoquant la démission de Jean-Michel Piedallu mais sans en préciser la raison. Aujourd’hui, le maire de la commune nouvelle se dit « sidéré par la violence des propos » de son ex-collègue. Il dément ne l’avoir jamais associé aux décisions et rappelle que sa première délibération a été de donner 100% de ses signatures au maire délégué. Par ailleurs, « le gros des investissements va à la commune de l’Aiguillon« .

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Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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