
Lors du conseil municipal du 25 septembre, l’achat de cinq caméras a été validé par les élus de la ville de Millau.
Ce jeudi soir, lors du conseil municipal de la ville de Millau, la mise en place de quatre nouvelles caméras a été validée par les élus. Une mesure annoncée par Emmanuelle Gazel, maire de la commune, lors de sa conférence de presse de rentrée (il avait été annoncé l’achat de cinq nouvelles caméras lors de cet échange, quatre nouvelles caméras seront installées et une défectueuse sera remplacée NDLR). « Cela va renforcer notre système, on va passer de 48 à 52 caméras dans la ville, appuie la maire. En plus de cela, nous sommes en train de travailler pour qu’il y ait un déport vers la police nationale, lorsque la police municipale ne travaille pas. »
Ce déploiement a été ajouté au budget de l’année 2025. Il a été chiffré à 83 000 €. « Les dépenses espérées sont de 58 000 € avec des subventions demandées du FIPD (financement des politiques de prévention, un dispositif de l’État, NDLR) », a précisé la maire.
Les images conservées 30 jours
Le dispositif a été précisé. Une sera installée à l’angle de la rue du Mandarous et de la rue Peyssière, à l’angle de la rue de la Capelle et des Sablons, secteur du parc des Sports vers le skatepark, au rond-point Rhin et Danube (collège Marcel-Aymard). « Nous sommes également en train de travailler pour conserver plus longtemps les images et passer de 15 à 30 jours, cela correspond finalement à ce qui se fait ailleurs. »
Un agent de police municipale recruté
Ce dispositif sera complété par une nouvelle recrue dans les rangs de la police municipale. Cela portera l’effectif total à 13. « Pour que le sentiment de sécurité perdure et que le côté salubrité publique soit encadré de près, ce à quoi nous sommes tous très attachés », a justifié la maire.
« Pourquoi ce revirement de situation ? »
Forcément, il fallait attendre une question de la part de l’opposition, dans la voix de Karine Haumaitre, quant aux différentes positions prises par Emmanuelle Gazel sur l’installation de caméras. « En 2019, vous affirmiez que pour vous l’efficacité résidait dans une police municipale de proximité et non pas derrière des caméras, a introduit l’élue d’opposition. Vous rappeliez ainsi que leur efficacité consistait à déplacer les problèmes de criminalité plus qu’à les résoudre. En 2021, votre cabinet confirme cette ligne, vous ne souhaitiez pas déployer de nouvelles caméras, même si vous ne souhaitiez pas supprimer celles existantes et vous citiez de nombreuses études qui montraient qu’elles ne faisaient pas baisser les chiffres de la criminalité. Qu’est-ce qui justifie ce revirement complet de position ? Sur quelles données nouvelles (études locales ou bilan concret) fondez-vous ce choix ? »
« Le pragmatisme fait évoluer notre position »
La réponse de la maire a été claire sur le sujet : « C’est le pragmatisme qui a fait évoluer notre position, ce n’est pas un revirement de situation. On a toujours plaidé pour une police municipale de proximité, avec une présence pédestre et à vélo renforcée. En travaillant avec la police municipale et nationale sur la résolution d’enquête, sur la sécurité des agents, les caméras démontrent leur efficacité, dont acte. Sur les chiffres de la délinquance, il n’y a pas de dégradation. Ce qui est préoccupant à Millau, c’est tout ce qui relève des violences notamment liées à la psychiatrie et à la misère sociale. Il y a des actions qui sont menées grâce à la politique de la Ville ou des actions de santé, pour lutter contre les violences intrafamiliales. Lorsqu’on se compare à d’autres villes semblables, on est très sécure. Ce climat de sécurité est notre force, il faut le préserver. » Le temps passé sur le terrain par les agents de la police municipale est désormais de 12 h par jour, ce qui fait 4 h de plus sur six jours.
Puis, la maire est revenue sur les actions de salubrité publique, menées par la commune pour lutter contre les déchets sauvages en ville. De nombreuses actions ont été menées depuis le début du mandat à ce sujet, par les élus, en partenariat avec la police qui effectue ce travail au quotidien. « On s’arrache les cheveux pour arriver à lier prévention et sanction. Pour avoir la sanction il faut le flagrant délit et les caméras peuvent aider les officiers de police municipale lorsqu’un déchargement est fait. »
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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