La route Abbé Pierre mène à la communauté Emmaüs de Bayonne-Tarnos. Elle doit bientôt changer de nom. Le maire de Tarnos, Marc Mabillet, va demander l’avis d’élus à l’occasion de la réunion du conseil municipal, ce jeudi 26 septembre à 18 h 30 à l’hôtel de ville. Le fondateur des compagnons d’Emmaüs est accusé de violences sexuelles par une vingtaine de femmes, entre les années 1950 et 2000.
Un nouveau nom qui rappelle l’image positive d’Emmaüs
« Nous avons été sidérés par ces révélations. Peu de communes en Nouvelle Aquitaine ont une rue qui porte le nom de l’Abbé Pierre. Tarnos en fait partie. La question de débaptiser la route Abbé Pierre s’est donc tout de suite posée » explique Marc Mabillet, le maire de Tarnos. L’élu communiste explique cependant ne pas avoir voulu agir dans la précipitation : « On ne veut pas tout jeter en débaptisant la route Abbé Pierre. On veut évidemment effacer ce qu’a fait l’homme, mais malgré tout la communauté Emmaüs est implantée sur la ville depuis longtemps et a fait œuvre utile. Il faut essayer de trouver un nom qui amène malgré tout un peu de réconfort et nous reparlerait de l’histoire positive des communautés Emmaüs« .
Une concertation va être menée avec les membres de la communauté Emmaüs et les riverains volontaires afin de décider du nouveau nom de la route.
Emilie Albert, la coresponsable de la communauté Emmaüs de Bayonne-Tarnos, comprend et approuve l’initiative du maire de Tarnos : « Ça nous parait normal et on s’y attendait. À Emmaüs, nous sommes du côté des victimes et on les soutient. J’espère que la route sera rebaptisée Route des compagnons d’Emmaüs ou Route d’Emmaüs pour ne pas perdre ce lien. Parce que si on est là, c’est aussi grâce à l’Abbé Pierre et à son œuvre, mais l’homme en tant que tel, en tant qu’idole, ne peut plus être. Emmaüs doit se reconstruire sans cette figure« .
La route débaptisée avant janvier 2025
Marc Mabillet le maire de Tarnos espère que le changement de nom sera effectif avant la fin de l’année. Auparavant, il faudra mener la concertation, choisir le nouveau nom, voter la délibération en conseil municipal et effectuer les démarches administratives correspondant au changement d’adresse.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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