Des maires, députés et sénateurs de gauche se sont vu retirer leurs visas d’entrée en Israël et demandent une réaction du président de la République.
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Publié le 22/04/2025 18:23 Mis à jour le 22/04/2025 18:26
Temps de lecture : 2min

Une trentaine d’élus de gauche, invités par le Consulat français à Jérusalem et à l’initiative de L’Association pour le jumelage entre les camps de réfugiés palestiniens et les villes françaises, se trouvent empêchés d’entrer en Israël. Ils devaient se rendre dans l’État hébreu cette semaine, dans le cadre de coopérations internationales avec les réfugiés palestiniens. Mais les autorités israéliennes ont annulé dimanche 20 avril, à 48 heures du départ, les visas d’entrée de ces élus français, pourtant approuvés quelques semaines plus tôt. Cette décision est intervenue en vertu d’une loi interdisant l’entrée aux personnes considérées comme agissant contre l’intérêt de l’Etat, précise le ministère de l’Intérieur israélien.
Pour le député de la Somme François Ruffin, la situation est aberrante. « Ça fait 35 ans qu’ils organisent des délégations de cette nature. En 35 ans, il n’y a pas eu un refus de cette manière-là« , rappelle-t-il. « Une députée de la Knesset [le Parlement israélien, NDLR] nous a écrit un mot et a dit qu’on devrait prendre ça comme un honneur d’être ciblés par ce gouvernement israélien. Comme pouvant devenir des témoins qui portent avec force l’injustice faite aux enfants, aux femmes, aux hommes palestiniens« , poursuit François Ruffin.
À ses côtés, le maire de Grigny Philippe Rio (Parti communiste) devait se rendre au camp de réfugié d’Haïda en Cisjordanie, pour rencontrer « huit hommes et huit femmes » qui y apprennent le français. Lui se dit frustré, tandis que le maire de Trappes ressent plutôt de l’écœurement. « On n’est pas des touristes, s’indigne Ali Rabeh (Génération.s). Nous sommes des maires et des députés qui allaient contribuer à une mission de paix« .
« Le gouvernement de Benyamin Nétanyahou, d’extrême droite, doit comprendre qu’il y a des limites et qu’on ne peut pas altérer de cette façon les relations internationales avec un grand pays comme la France sans conséquences« , assène le maire de Trappes. Pour lui, cette annulation des visas est une mesure de rétorsion, en représailles à l’annonce d’Emmanuel Macron de reconnaître un Etat palestinien. « La France est humiliée » disent ces élus, qui réclament une réaction des autorités françaises.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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