
Près de deux semaines après le meurtre de Kewi, 15 ans, des centaines de personnes ont marché mercredi soir aux Lilas, en Seine-Saint-Denis, »contre la violence », à l’appel de quatre communes et de « quatre acteurs, élèves, parents, enseignants, élus ».
Rassemblés derrière une banderole « Trois morts en un an, Etat absent. Tous unis contre la violence », collégiens et lycéens en tête, le cortège a quitté la mairie des Lilas vers 18H sous la pluie.
« On a des collègues qui se suicident, on a des élèves qui meurent et on nous sort encore une polémique sur le voile! », s’énerve Clara Pinault, documentaliste au collège Marie-Curie des Lilas.
Elle explique que le parcours de la manifestation a dû être modifié en raison de « risques avérés de rixes entre bandes » sur le trajet initialement prévu.
« Malgré tout, l’institution nous dit que tout est sécurisé et qu’à l’intérieur de l’établissement tout va bien. Sauf que les élèves font des trajets, ils ne se déplacent pas en hélicoptère. Tout ça s’est passé sur un trajet pour aller à un cours d’EPS ».
Le 4 octobre, Kewi était tué à coups de couteau en marge d’un cours de sport, un an après Aboubakar, 13 ans, tous deux victimes de guerres anciennes impliquant des jeunes de quatre villes du secteur (Les Lilas, Le Pré-Saint-Gervais, Romainville, Bagnolet).
« Blanquer, Blanquer, on est déter’ (déterminés, NDLR) », « Contre la violence », scandaient les participants parmi lesquels Jennifer Caux, professeur au lycée Paul-Robert qui ne veut pas « d’un énième diagnostic, mais des moyens concrets humains ».
L’enseignante, qui exerce son droit de retrait pour le septième jour consécutif, réclame « de meilleures conditions de sécurité, pour les élèves et pour nous. Il y a ceux qui sont partis en prison, ceux qui ont été confinés pendant trois heures (le jour du meurtre). Ce sont des gamins de 15 ans ! »
Dans le cortège, l’ancienne candidate Lutte Ouvrière à la présidentielle Arlette Laguiller, habitante des Lilas, qui s’est dite « solidaire des jeunes, des enseignants, de la population qui veulent obtenir des moyens réels pour que ça cesse ».
« C’est pas juste un moment d’émotion, ça fait 12 jours que ça a eu lieu. On sent que les gens en Seine-Saint-Denis en ont marre de ces violences », déclare Gabriel Lattanzio, professeur au lycée Paul-Robert.
Parmi les manifestants, de nombreux parents d’élèves venus avec leurs enfants.
« Il y a eu trop de morts, je veux redonner confiance à mon petit, dont le grand frère est au collège Marie-Curie », explique Emilie Dhouib, une mère qui refuse de « se poser la question de mettre les enfants dans le privé » et veut « croire en l’école publique ».
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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