Kabinet Diawara (Maire de Ratoma) dément : « Aucun agent d’EDG n’a été agressé »

, Kabinet Diawara (Maire de Ratoma) dément : « Aucun agent d’EDG n’a été agressé »

Droit dans ses bottes, le maire de la commune de Ratoma, Kabinet Diawara,a balayé d’un revers de main l’ensemble des accusations portées contre lui par l’agence d’Électricité De Guinée (EDG) de Taouyah.

Faut-il le rappeler, l’élue communal était accusé de s’être opposé à l’installation de compteurs à prépaiement au sein de la mairie, d’avoir ordonné à la gendarmerie de cadenasser l’agence, d’avoir fait violenter le personnel avec des blessures présumées sur une femme enceinte et d’avoir confisqué des téléphones le vendredi dernier.

Interrogé quelques jours après les faits, le maire Kabinet Diawara est sorti de son silence pour apporter sa version autour de cet incident. Selon lui, tout a commencé lorsque des agents d’EDG ont interrompu l’alimentation électrique de la mairie, paralysant les services administratifs durant trois jours.

« Pendant trois jours, nous avons tout fait pour établir le contact avec EDG, mais c’était impossible. Chacun me disait ce qu’il voulait. Les chefs de service prétendaient être en déplacement. Trois jours sans service à la mairie, c’est aberrant et frustrant. En tant que premier magistrat et première autorité de cette juridiction, j’ai perçu cet acte comme une offense et une injustice. Il fallait que je prenne mes responsabilités », a-t-il déclaré.

L’autorité communale explique que les tentatives de négociation menées par son assistant Souleymane, ainsi que les démarches auprès du directeur technique d’EDG, M. Idrissa Camara, sont restées sans réponse claire.

Concernant les compteurs à prépaiement, Kabinet Diawara précise que le dispositif avait été posé il y a plusieurs mois sans être rendu opérationnel.

« La mairie étant un démembrement du gouvernorat, je me suis référé à ma hiérarchie. Le gouvernorat m’a instruit de maintenir le régime forfaitaire en attendant un consensus avec le ministère de tutelle. À mon grand étonnement, ils sont venus couper le courant avec arrogance en lançant : « Votre maire viendra nous chercher ». Par la suite, aucun responsable d’EDG n’a voulu assumer la paternité de cette décision », a-t-il martelé.

Face à ce qu’il qualifie d’ acte de sabotage , le maire a sollicité les services de gendarmerie pour convoquer le directeur technique d’EDG. Devant le refus de ce dernier de se présenter, le maire a ordonné la fermeture temporaire et la mise sous scellés de l’agence locale.

« Le lendemain, j’ai instruit mon commandant, le Colonel Bentè, de faire une réquisition, une convocation, pour que Monsieur Camara Idrissa vienne s’expliquer. Ils sont allés le servir, il a pris la convocation, il a refusé de venir en disant qu’il va faire remonter ça encore à ses supérieurs parce que c’est eux qui l’ont mandaté. Donc à partir de là, j’ai vu que vraiment c’était un test à mon égard. Et comme je ne prends pas facilement ça, donc j’ai pu prendre d’autres dispositions pour pouvoir mettre fin à cette échéance, parce que personne ne pouvait se présenter au nom de l’EDG (…) Et quand Idrissa Camara a été interpellé, il est venu. Moi-même, je me suis donné une idée d’abord pour le mettre aux arrêts, parce que pour moi c’était vraiment un acte de sabotage. Et aussitôt, j’ai ordonné à la gendarmerie d’aller fermer l’agence de l’EDG, de mettre tout le monde dehors, d’y mettre des cadenas et de m’envoyer les clés. Et c’est ce qui fut fait », a-t-il précisé.

Une heure après la fermeture des locaux, une délégation de la Direction générale d’EDG composée du DGA, du conseiller juridique et du responsable commercial s’est rendue à la mairie pour désamorcer la crise.

A en croire M. Le maire un terrain d’entente a été trouvé. Celui-ci impliquait la réouverture immédiate de l’agence, l’abandon des poursuites contre le responsable technique, rétablissement du courant et l’octroi d’un délai d’un mois pour régulariser la situation des compteurs

Revenant sur les accusations relayées par EDG dans les médias, le maire a apporté des démentis catégorique.

Sur la facture de 600 millions GNF, le Maire qualifie ce chiffre de pure affabulation. Il précise que la facture courante de la mairie s’élève à 11 millions GNF, dont 5 millions ont déjà été réglés. Quant aux arriérés de 359 millions GNF hérités des gestions précédentes, ils regroupent les consommations de plusieurs entités publiques distantes dont la Maison des Jeunes, le commissariat de police, la gendarmerie… et ne sauraient être imputés à l’administration communale actuelle.

Sur l’arrestation d’un poseur de compteur, le maire a démenti formellement toute arrestation ou entrave lors de la pose initiale du compteur.

Sur les violences et la femme enceinte,  Kabinet Diawara a rejetté toute accusation de saccage ou d’agression par la gendarmerie. Concernant la dame présentée comme enceinte, il affirme qu’elle s’est rebellée contre les agents, blessant l’un d’eux au menton. Transportée à la clinique Donzo sur instruction du maire et sous le contrôle du chef de quartier, l’examen pratiqué par le Dr Diawara a conclu qu’elle n’était pas enceinte.

Déterminé à défendre l’image de son institution, le maire de Ratoma se dit serein quant aux suites judiciaires ou administratives du dossier : « Quand des responsables d’une entreprise publique viennent manipuler l’opinion et raconter des contre-vérités, c’est une honte. Je ne me présenterai jamais devant le public pour mentir. Nous attendons leur convocation et nous nous expliquerons point par point. Ce sera l’occasion de prouver que ces pratiques du passé ne sont plus de mise », a-t-il conclu.

Alhassane Fofana 

En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

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