
Créé, pour le Pays royannais, en 2007, le conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance (CISPD) rassemble dans un effort conjoint et sur le thème précité tous les acteurs de cette politique de prévention : élus locaux, à travers la Communauté d’agglomération Royan Atlantique (Cara), État, représentés par les sous-préfets des arrondissements de Saintes et de Rochefort, les…
Créé, pour le Pays royannais, en 2007, le conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance (CISPD) rassemble dans un effort conjoint et sur le thème précité tous les acteurs de cette politique de prévention : élus locaux, à travers la Communauté d’agglomération Royan Atlantique (Cara), État, représentés par les sous-préfets des arrondissements de Saintes et de Rochefort, les commandants des zones de police et de gendarmerie, justice, aussi, représentée par le parquet du tribunal judiciaire de Saintes.
Tous se réunissent annuellement pour faire le point des actions engagées, financées à la fois par la Cara et par l’État. Trois dispositifs, notamment, donnent pleine satisfaction en matière de prévention.
1 Une intervenante sociale très sollicitée
Son poste a été créé en 2017, d’abord à temps partiel, 85 %. Insuffisant, au regard des besoins. L’intervenante sociale en commissariat et gendarmerie (ISCG) exerce à plein temps depuis mai 2021 et « nous ne nous passerions plus de sa présence sur le territoire », assurait jeudi 11 avril le vice-président de la Cara en charge de la prévention de la délinquance, Philippe Cussac, résumant l’opinion des forces de police et de gendarmerie. « En 2023, il a été porté à la connaissance de cette intervenante sociale 390 situations, soit une hausse de 23 % par rapport à 2022. Et nous observons que 60 % des saisines de l’ISCG concernaient des situations non connues des services sociaux, ce qui confirme la complémentarité de son activité avec d’autres services. »
Cette intervenante sociale accompagne les victimes, entend parfois aussi les auteurs, souvent de violences intrafamiliales, fléau et cible ces dernières années de la justice. « L’activité de l’intervenante sociale balaie un spectre très large, conflits parentaux, séparations difficiles, divergence éducative, addictions… »
2 Deux médiateurs sur le terrain
Le dispositif est presque aussi ancien que le CISPD lui-même. Placé depuis 2021 sous l’égide de la Mission locale Royan Atlantique, un binôme de médiateurs écume en réalité le Pays royannais depuis 2009. Au fil de l’année scolaire, ils passent de collège en lycée pour parler justice, prévention, avec le support de deux expositions pédagogiques imaginées selon l’âge des scolaires.
« L’été, ils sont aussi sur le terrain, pour détecter les lieux de rassemblement des jeunes, les problématiques, orienter certains jeunes. Ils interviennent aussi dans les établissements de nuit. Ils ont notamment distribué l’été dernier 1 500 protège-verres », énumère Philippe Cussac.
3 Un « accompagnement individualisé renforcé »
Raccourci au métaphorique acronyme « Air », le dispositif d’« accompagnement individualisé renforcé » concerne actuellement 21 personnes en Pays royannais. « Ce dispositif peut être proposé en amont d’une comparution devant le tribunal correctionnel comme après, imposé au justiciable à titre de peine », explique la vice-procureure Alice Rodrigues. Parce qu’un auteur de violences porte lui-même son lot de problèmes, cet accompagnement, assuré par une association en lien avec le parquet, consiste, sur la durée, en une prise en charge sociale, un suivi de la problématique de logement, éventuellement sur la réinsertion professionnelle.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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