Installations des gens du voyage : un maire de Loire-Atlantique porte plainte pour menaces

, Installations des gens du voyage : un maire de Loire-Atlantique porte plainte pour menaces
Voir mon actu

Grâce à l’intervention des policiers de la compagnie d’intervention de Nantes dépêchés sur les lieux, la tentative d’installation des gens du voyage à La Baule a échoué, jeudi 11 juillet. Le convoi s’est finalement établi dans la soirée à Saint-André-des-Eaux, commune voisine, en forçant l’entrée du terrain de foot municipal pour y stationner une quarantaine de caravanes.

« Mes interlocuteurs ont rapidement proféré des menaces d’agression »

Dans un communiqué, Mathieu Coënt, le maire, revient sur la suite des événements :

J’ai rappelé aux personnes présentes mes pouvoirs de police judiciaire, mon intention de porter plainte au nom de la commune et la mise en œuvre de la procédure d’expulsion de droit commun si les lieux n’étaient pas libérés. Mes interlocuteurs, particulièrement nerveux, ont rapidement proféré des menaces d’agression physique à mon égard, n’hésitant pas à m’encercler et à forcer le passage avec un véhicule roulant en ma direction.

Rejoint par Pascal Goyal, adjoint à la sécurité, David Neuhaard, adjoint d’astreinte et Christophe Blanchard, président de la Saint-André Football, puis par la gendarmerie de Guérande, il a été proposé aux gens du voyage de se déplacer sur l’aire d’accueil d’Herbignac, prévue à cet effet et disponible, ce qu’ils ont refusé.

À lire aussi

Vidéos : en ce moment sur Actu

Une seconde installation ce vendredi 12 juillet

Vers 10h, une vingtaine de caravanes a investi le parking de l’Espace du Marais.

Sept véhicules du peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG) ont constaté cette nouvelle installation illicite.

Ce vendredi 12 juillet, la commune a déposé plainte pour installation illicite et dégradations du terrain de foot auprès de la gendarmerie de Guérande.

« J’ai également porté plainte en ma qualité de maire au titre des menaces proférées dans le cadre de l’exercice de mes fonctions d’élu public. Nous engageons dans le même temps la procédure juridictionnelle, c’est-à-dire la procédure de droit commun dans le cas d’une installation illégale, pour permettre l’expulsion si les gens du voyage entendaient se maintenir sur les lieux », détaille Mathieu Coënt.

Étonnement et amertume

L’édile poursuit :

Je m’étonne que Saint-André-des-Eaux n’ait pas bénéficié du renfort de la compagnie d’intervention comme chez nos tout proches voisins baulois. Ce ne sont pas quelques élus qui peuvent seuls s’opposer à ce type d’installation […] Je n’entends pas cacher mon amertume face à ce « deux poids, deux mesures ».

La Ville de Saint-André-des-Eaux précise également que, depuis fin mai, les gens du voyage sont informés par les services de l’État sur la situation météorologique, printemps particulièrement pluvieux, qui rend de nombreuses aires de grand passage de Loire-Atlantique impraticables, notamment celle de Trignac, qui peut accueillir l’été jusqu’à 700 caravanes.

Suivez toute l’actualité de vos villes et médias favoris en vous inscrivant à Mon Actu.

En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

Consultez également la source de cet article : Article source.