Ille-et-Vilaine : « On prend des coups », après 18 ans comme maire, il laisse son fauteuil

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Stéphane Piquet était entré dans la vie politique locale un peu par hasard. C’était en 2006, alors que La Bouëxière était la seule commune d’Ille-et-Vilaine, avec Dinard, à ne pas avoir intégré de communauté de communes. Il était question d’un rapprochement avec le pays de Châteaugiron, « mais c’était un non-sens ». En parallèle, il était également vent debout contre un projet de cocompostage, qui aurait répandu une odeur désagréable sur la commune.

Près de deux décennies plus tard, Stéphane Piquet va prendre un peu de recul. À l’aube de ses 58 ans, ce professeur de biologie au collège ne briguera pas de quatrième mandat consécutif à la mairie de La Bouëxière, lors des élections de 2026.

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18 ans à la mairie

Vice-président puis à la tête de Liffré-Cormier communauté depuis le départ de Loïg Chesnais-Girard à la tête de la Région Bretagne, il quittera également ses fonctions au sein de l’intercommunalité.

« Cela fait 18 ans que je suis maire et 18 ans que je suis à la communauté de communes. J’ai trouvé judicieux, nécessaire, de pouvoir passer le relais. Ça aura été une très belle aventure mais aussi physiquement et psychologiquement parfois difficile », analyse-t-il.

Stéphane Piquet apporte son soutien à Isabelle Cerneaux, sa conseillère municipale déléguée en charge de la programmation culturelle, qui a intégré son équipe en 2020. Elle aura la charge de conduire la liste issue de la majorité en 2026.

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« J’ai été agressé »

L’élu, qui reste tout de même à la disposition de sa collègue pour intégrer sa liste, a connu une fin de dernier mandat musclée, marquée par plusieurs épisodes de tension.

« La vie d’élu n’est pas simple. On est une personne publique, donc maire, on prend des coups. J’ai été agressé pendant ce mandat : j’ai pris une grande claque sur la tête par les gens du cirque, et je me suis fait cracher dessus. Ma première adjointe a été menacée. Certains sites sont aussi devenus des outils de communication où l’on déverse son énervement. Ce n’est pas simple à vivre », assume le maire, justifiant ainsi en partie sa décision de passer le relais.

À La Bouëxière, des incivilités répétées et notamment des dégradations chiffrées à plusieurs dizaines de milliers d’euros à la salle multisports avaient conduit l’équipe municipale à prendre une décision rare : celle d’un couvre-feu pour les mineurs de moins de 15 ans.

Une mesure renouvelée lorsque le domicile du maire avait été visé par des jets de pétards, début octobre.

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300 nouveaux logements dans un éco-quartier

Pour autant, Stéphane Piquet assume, et se satisfait de son bilan sur 18 ans : « Les 300 nouveaux logements dans le nouvel éco-quartier de la Tannerie ; le développement de la ludothèque ; la gratuité de l’offre culturelle pour les moins de 18 ans ; la création d’un terrain synthétique ; le pôle sportif Marie-José Perec et la réfection de plusieurs bâtiments communaux », en font partie.

En deux décennies, la population de La Bouëxière a augmenté de plusieurs centaines d’individus. La commune pourrait passer le cap des 5 000 habitants lors du prochain mandat.

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