A la suite de l’agression d’une arbitre au Mondial à pétanque, dimanche, tout le corps arbitral s’est mis en retrait en ce deuxième jour de la compétition.
257 parties sans arbitre, au deuxième jour du Mondial La Marseillaise à pétanque. Dimanche 30 juin, en fin d’après-midi, une arbitre a été agressée au cours d’une partie qui se jouait au parc Henri-Fabre, non loin de Borély, à Marseille. En réponse, tous ses confrères se sont mis en retrait, lundi 1er juillet. Cette interruption d’arbitrage est prévue jusqu’à la fin de la première partie diffusée par France 3 Provence-Alpes et jouée sur le central, opposant la triplette Puccinelli et la triplette Gayraud. Qu’elle dure 20 minutes… ou deux heures.
Tout est parti sur une mesure de point. « L’arbitre ne lui a pas donné le point. Mais en toute transparence ! L’arbitre ne connaît personne, elle ne savait pas qui était les joueurs », relate Patrick Grignon, arbitre principal du concours et élu en charge de la commission nationale d’arbitrage. Manifestement peu satisfaits de cette décision, les joueurs s’en sont alors pris à l’arbitre. Des boulistes non licenciés, rapporte l’arbitre en chef.
Coup du hasard, un policier se trouvait dans l’équipe adverse. « Un costaud. S’il n’avait pas été là, elle se serait fait couper en deux. Il a pu tout filmer, empêché que ça se dégénère dans la violence », ajoute Patrick Grignon.
Selon l’arbitre principal du concours, des menaces de mort ont été proférées. « Ils ont même été chercher du monde pour venir encore plus nombreux. C’est allé très loin ».
Aucun maillot noir et blanc n’est donc visible sur les autres terrains ce lundi matin, les joueurs doivent arbitrer leur propre partie. « Pour l’exemple, on va laisser les joueurs se gérer sur une seule partie, explique Patrick Grignon. On fait cela pour montrer aussi qu’un arbitre, c’est indispensable et ça se respecte. »
« Nous voulons marquer le coup. Si un tel fait devait se reproduire dans la compétition, la Marseillaise serait arrêtée et il n’y aurait plus de concours. Ce serait terminé », ajoute-t-il.
L’arbitre agressée, « très, très choquée », est pour le moment en retrait de cette 63ᵉ édition du concours de pétanque. Une arbitre « absolument charmante et qui fait très bien son boulot d’arbitre », selon les mots de l’organisateur du Mondial, Pierre Guille. Cette agression d’arbitre est une première à La Marseillaise.
« C’est inadmissible, martèle Patrick Grignon. Il est hors de question qu’on agresse un arbitre. Je ne le supporterai pas. Je défends mes arbitres sur le plan national et c’est normal. On est là pour faire un travail. On n’est pas là pour se faire agresser, menacer de mort ou quoi que ce soit. »
Les arbitres de cette Marseillaise constatent une montée de la violence générale, d’année en année, sur les terrains de pétanque. « Je pense qu’on est le reflet de la société, souligne Patrick Grignon. Mais ce n’est pas parce que c’est le reflet de la société que l’on doit accepter. On doit rester un sport. C’est hors de question que l’on monte dans la violence, ça, on ne va surtout pas l’accepter. »
Ne soyons pas pollués par le comportement de quelques joueurs sur les plus de 4 000.
Pierre Guille, organisateur du Mondial La Marseillaise à pétanqueFrance 3 Provence-Alpes
Patrick Grignon confirme qu’un dépôt de plainte sera fait. « On va s’associer à la plainte de l’arbitre à l’encontre de cette équipe qui a été en dessous de tout et je pèse mes mots, déclare de son côté Pierre Guille. Nous aurons aussi à tirer des conséquences de cette action absolument inadmissible et on prendra toutes les mesures nécessaires pour réparer ce préjudice. »
Par ailleurs, le chef des arbitres assure que les joueurs coupables de cette agression seront radiés « à vie » de La Marseillaise.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
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