
Le maire d’Arcachon Yves Foulon a été condamné à 10 000 euros d’amende après avoir insulté et menacé son opposant écologiste lors de la campagne municipale en mars dernier.
C’est une affaire qui avait éclaboussé la campagne municipale à Arcachon. Le 15 mars dernier, quelques heures avant le premier tour, Yves Foulon, maire LR de la station balnéaire et ancien député, s’en était violemment pris à son principal adversaire, l’écologiste Vital Baude. Des images largement diffusées sur les réseaux sociaux avaient montré l’élu proférant insultes et menaces.
« Vous êtes un enc*lé, je vais trouver dans votre vie personnelle, ça va être terrible pour vous »
Un maire qui menace et insulte son principal opposant le jour des élections municipales.
Cela se passe à Arcachon, où le candidat écologiste, Vital Baude, arrivé deuxième avec… pic.twitter.com/IOS871hc75
— Vakita (@vakitamedia) March 17, 2026
Une photo à l’origine de l’altercation
« Fils de p*** », « e***** », « vous êtes une m**** », avait lancé l’édile à son opposant. À l’origine de cette colère, une photo publiée pendant la campagne par Vital Baude, montrant le chantier de la maison du maire, construite à la place d’une villa patrimoniale qu’il avait fait démolir.
« Vous vous comportez mal », lui avait lancé Yves Foulon, avant de poursuivre avec une menace plus explicite : « Si je pouvais vous coincer derrière les poubelles, ça me ferait plaisir de vous mettre une br***** ». Le maire, âgé de 67 ans, était allé plus loin encore : « Je vais tout faire pour vous baiser et je vais trouver quelque chose dans votre vie personnelle ».
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Pour le juge, ces propos constituaient une menace d’attenter « de manière grave et répétée aux conditions d’existence de M. Baude ». Vital Baude avait aussi accusé le maire de l’avoir poussé puis de lui avoir porté la main au niveau du menton. Des faits contestés par Yves Foulon.
« Je pense que tout le monde en restera là »
Ce jeudi 20 août, le tribunal correctionnel de Bordeaux a rendu son jugement, en l’absence du maire. Yves Foulon a été condamné à 10 000 euros d’amende, dont 5 000 euros avec sursis, pour menaces et violences. Une amende supplémentaire de 30 euros lui a été infligée pour les injures. Il devra également verser 2 500 euros à Vital Baude au titre du préjudice subi.
Une décision que l’avocat du maire, Me Benoît Ducos-Ader, a qualifiée de « jugement d’apaisement ». À ses yeux, elle « paraît empêcher un appel ». « Je pense que tout le monde en restera là et ça sera une bonne chose », a-t-il déclaré à la presse.
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L’affaire « la plus grave » pour la procureure de Bordeaux
Vital Baude se montre, lui, moins catégorique. L’écologiste n’a pas exclu de faire appel, estimant que cette affaire pourrait faire « jurisprudence au niveau national ».
Il a aussi déploré que « le premier magistrat d’une ville » puisse « se permettre d’injurier, de menacer, d’avoir une attitude violente (…) et n’avoir aucune peine de prison avec sursis, conserver son mandat et toutes les prérogatives et les moyens de rétorsion qui vont avec ».
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Une séquence que la procureure de Bordeaux avait décrite comme l’affaire « la plus grave » de son parquet.
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