
La fête de la musique a mal tourné à Plélan-le-Grand en Ille-et-Vilaine (Bretagne). De violentes altercations ont mis un terme à la soirée festive organisée par des bénévoles.
Sept personnes ont été blessées dont deux sérieusement. La maire de la commune de 4 000 habitants, Murielle Douté-Bouton, fait partie de la liste des victimes.
La maire de la commune frappée alors qu’elle appelle les secours
Il était 22h15 quand une première bagarre a éclaté entre « des personnes issues de la communauté des gens du voyage, et des agents de sécurité embauchés pour la fête », rapportent nos confrères de Ouest-France. « Trois personnes ont été blessées, coupées à la cuisse et au bras avec un couteau ou tesson de bouteille. »
Un second affrontement a eu lieu un peu plus tard dans la soirée. « Des membres de la communauté des gens du voyage ont fait face à un groupe d’habitants. »
Sur les lieux avec son adjointe, Aude Marty, Murielle Douté-Bouton a reçu deux coups de poing au visage pendant l’appel téléphonique qu’elle passait aux pompiers pour secourir l’un des blessés.
« J’ai porté plainte et, bien que contusionnée, je n’ai pas de séquelles visibles de cette agression », témoigne l’élu, au lendemain des événements qui sont venus « gâcher une fête populaire et familiale qui rassemble toutes les générations. »
Parmi les victimes : un agent de sécurité qui intervenait sur l’évènement et un président d’association faisant partie de l’organisation, ainsi qu’un sapeur-pompier volontaire qui s’est interposé lors de l’une des bagarres.
Les dernières informations dont je dispose sont rassurantes sur leur état de santé bien que certaines blessures soient sérieuses et douloureuses.
Indignation générale
Des « actes de violences inacceptables » que l’élue condamne fermement. « Force est de constater que les bagarres en marge d’événements festifs sont de plus en plus fréquentes ces derniers mois dans nos communes rurales : les causes ne sont pas forcément les mêmes, mais cela m’interroge sur les dispositions à prendre pour de futures manifestations. »
Indignée, Murielle Douté-Bouton l’est aussi pour l’association organisatrice de l’événement.
J’apporte mon soutien à tous les bénévoles qui voient s’achever dans la violence une fête qu’ils ont mis plusieurs mois à préparer. Je remercie aussi les artistes et les bars à qui il a été demandé de mettre fin à la fête plus tôt que prévu afin que la sécurité soit assurée pour les participants et les bénévoles lors du démontage.
Les événements ont provoqué de vives réactions. L’édile a reçu le soutien de Françoise Gatel, ministre déléguée en charge de la ruralité : « Être élue de la République, c’est choisir de servir les autres, de défendre l’intérêt général, souvent au prix de sacrifices personnels. Les responsables devront être sévèrement sanctionnés, comme le prévoit la loi en cas d’atteinte aux élus. »
Une enquête visant à établir les responsabilités a été ouverte sous l’autorité du procureur de la République et confiée à la gendarmerie de Montfort-sur-Meu.
« Nous sommes à la recherche de témoignages, photos, vidéos afin d’identifier les personnes responsables des altercations », indique par ailleurs le comité des fêtes sur sa page Facebook.
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En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.
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