
La loi sur la parité a 25 ans mais les femmes continuent d’être sous-représentées en politique. Cela s’expliquerait notamment par les violences sexistes qu’elles subissent lorsqu’elles décident de participer à l’exercice du pouvoir. Dans une enquête de 2021, 74% des élues interrogées déclaraient ainsi avoir été victimes « d’injures, harcèlement, violences verbales et parfois physiques ».
Une espèce d’entre-soi
Maud Olivier, ancienne députée socialiste de l’Essone et vice-présidente d’Ecvf, l’association qui forme les élues et agents des collectivités au phénomène de violence et qui tenait ce mercredi 24 avril son premier congrès national à Marseille, est catégorique. Selon elle, « il y a une espèce d’entre soi, les femmes dérangent, on les considère comme n’ayant pas la connaissance ». Le colloque était justement consacré à la question de la légitimité des femmes en politique.
« Plusieurs élues en cours de mandat ont laissé leur place parce qu’elles faisaient l’objet de harcèlement, de violence. L’expression de ces faits pas si faciles a saisi les élues que nous sommes, issues de la parité », explique Geneviève Couraud, présidente d’honneur d’Ecvf et ancienne élue PS de Marseille. Créée il y a plus de 20 ans, l’association annonce qu’elle va lancer son MeToo, histoire de faire comprendre aux femmes qu’elles ont toute leur place en politique.
Car être femme dans ce milieu comporterait autant d’avantages que d’inconvénients. « Même si ça reste compliqué, les problématiques sont similaires, voir aussi graves qu’avant la loi sur la parité », explique Dieynaba Diop, maire-adjointe des Mureaux et porte-parole du PS. « Quand elles osent témoigner, les femmes se sentent abandonnées », poursuit-elle.
À Marseille, la nouvelle municipalité a pris le sujet à bras-le-corps. « Nous avons été élus pour ça », assure Nathalie Tessier. L’élue communiste déléguée aux droits des femmes rappelle que son parti a très tôt pris conscience de la problématique, en parlant de présomption de sincérité. « Une formule qui pose bien des choses », selon elle. La démarche sera accompagnée d’un livret tolérance zéro. Mais tout n’avance pas partout à la même allure. Comme pour les partis politiques, rares sont les femmes à occuper les plus hautes fonctions une fois élues. « Ce sont les hommes qui ont tous les pouvoirs. Très souvent, au bout d’un an, on leur retire leur délégation », constate Michelle Vitrac-Pouzoulet, présidente d’Ecvf et ancienne conseillère régionale d’Ile-de-France (PS).
Alors, les femmes ont-elles encore des raisons de s’engager en politique ? « On a de belles réussites. Mais on a toujours ce syndrome de l’imposture », déplore l’élue des Mureaux, pour qui il faut encore convaincre de la place essentielle des femmes en politique.
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Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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