« Face au trafic de drogue, les élus sont dépassés », estime la maire d’Apt après la fusillade du 1er mars

, « Face au trafic de drogue, les élus sont dépassés », estime la maire d’Apt après la fusillade du 1er mars

Une enquête pour tentative de meurtre en bande organisée est ouverte après des tirs samedi soir à Apt (Vaucluse). Un jeune homme de 18 ans a été gravement blessé au ventre et aux jambes. Ça s’est passé en début de soirée en plein centre-ville. La maire de la ville se dit « démunie ».

Toujours aucune trace du ou des tireurs qui ont fait un blessé grave samedi à Apt :  un jeune homme de 18 ans touché au ventre et aux jambes. Une enquête pour tentative de meurtre en bande organisée est ouverte. Face à cette poussée de violences, la maire d’Apt, Véronique Arnaud-Deloy, réclame des renforts de gendarmerie.

ici Vaucluse : C’est la troisième fois depuis le début de l’année qu’on retrouve le nom d’Apt dans la colonne des faits divers. Est-ce que vous êtes inquiète de cette montée de violence dans votre ville ?

Véronique Arnaud-Deloy : Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ? Je ne suis pas inquiète, je suis très inquiète. Je suis soucieuse de cette montée de la délinquance dans notre petite ville. Bon, on ne va pas faire de la langue de bois, le narcotrafic a toujours existé, il existe partout, dans toutes les villes du Vaucluse et même de France. Ce qui m’inquiète, c’est cette montée de la violence à travers ce trafic dans les petites villes qui jusqu’à présent étaient épargnées. Evidemment, j’en parle avec mes collègues maires. On se sent démunis.

Une fois qu’on a fait ce constat, quand on est maire d’une commune comme la vôtre, qu’est-ce que l’on peut faire ?

C’est la question, qu’est-ce qu’on fait ? Moi, je n’ai pas les moyens de lutter contre cette montée de violence du narcotrafic. Je ne fais pas partie des services d’État, je ne suis pas ministre de l’Intérieur, je ne suis pas à la tête de la gendarmerie, ni à la tête de la police nationale. Moi, je gère une police municipale qui est une police de proximité, une police de prévention, comme vous le savez. Que peut faire la police municipale face à des individus aussi dangereux, à part travailler en équipe avec la gendarmerie ? Qu’est-ce que vous voulez que je fasse, à part d’exiger des renforts ? Vendredi matin, c’était prévu, nous sommes en réunion avec les services de l’État, avec la gendarmerie, pour voir comment on pourrait mieux travailler en équipe pour sécuriser la ville. Mais de toute façon, il va falloir des renforts, c’est tout ! Il n’y a pas d’autre mot, il va falloir des renforts de gendarmerie. On est dépassé, je vois bien qu’on est dépassé.

La lutte contre le trafic de drogue doit devenir une grande cause nationale ?

Moi, je pense qu’on a été trop laxiste pendant des années. La violence est insupportable. Il n’y a pas une journée où on n’entend pas parler de coups de fusil, de poignard. C’est insupportable. La pauvreté est en train d’augmenter dans notre pays. Donc, la violence va s’en suivre.Il faut vite réagir.

Vous faites un lien direct entre pauvreté et violence ?

Je pense, oui, bien sûr. Quand il y a de l’instabilité, quand on a des problèmes, on ne rentre plus. Les jeunes vont se laisser influencer plus facilement pour faire du trafic de drogue.

Mais sans le consommateur, il n’y a pas de trafic. Est-ce qu’il faut aussi punir plus sévèrement les consommateurs ?

Tout à fait, j’allais vous le dire, il faudrait peut-être être plus sévère. Se servir des caméras pour verbaliser, pour aussi arrêter les consommateurs. Parce que s’il n’y avait pas de consommateurs, il n’y aurait pas de trafic. C’est bien l’offre et la demande, on est tous d’accord.

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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