
Nicolas Gonidec a eu la parole en dernier à son procès au tribunal de Quimper (Finistère). Le 4 décembre 2025, après quatre jours de débats, l’ancien conseiller municipal et patron de la société audiovisuelle An Tour Tan avait fini par s’excuser « platement » auprès de ses victimes. Une quarantaine au total. Toutes des femmes. La plupart évoluant dans le milieu de la culture bretonne.
Obsession pour les piqûres
Début décembre, Nicolas Gonidec, 44 ans, a comparu pour obtention de prélèvements de tissus, cellules ou produit du corps d’une personne contre rémunération, agressions sexuelles, exercice illégal de la profession d’infirmier et usurpation du titre d’infirmier. Tout s’est déroulé entre 2015 et 2021 en Bretagne mais aussi à Paris.
Nicolas Gonidec a reconnu tous ces faits lors de son procès. Le tribunal l’a surtout invité à expliquer d’où venait « son obsession pour les piqûres » et « les veines ». Le faux infirmier est aussi revenu sur « le stratagème » mis en place pour aborder ses victimes ; ainsi que sur le concept « d’orgasme thérapeutique ».
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« Personnalité perverse »
Ses propos n’ont pas convaincu les avocats des 17 parties civiles. L’une d’elles a souligné « la personnalité perverse » de Nicolas Gonidec.
Ses réquisitions ont été en grande partie suivies. Jeudi 8 janvier 2026, le tribunal a rendu son verdict. Nicolas Gonidec, actuellement en détention provisoire à Plœmeur (Morbihan) a été condamné à cinq ans de prison ferme, avec mandat de dépôt, et à cinq ans d’inéligibilité. Il est également interdit du Finistère pendant cinq ans. Et devra par ailleurs se soumettre à un suivi socio-judiciaire pendant sept ans avec injonction de soins.
À noter qu’il sera jugé pour d’autres faits le 2 fevrier 2026 par le tribunal de Lorient pour exercice illégal de la profession d’infirmier et de pharmacien.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
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