État de santé, suspect en fuite… Ce que l’on sait de l’agression du maire de Villeneuve-de-Marc

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La violence des faits choque particulièrement, tout comme l’identité de la victime. Mercredi, le maire de la commune de Villeneuve-de-Marc, en Isère, a été hospitalisé en état d’urgence absolue après avoir été agressé avec une arme blanche.

Le parquet de Vienne a ouvert une enquête pour « tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique » ainsi que pour « violences aggravés » à l’encontre du fils de l’élu. Le Parisien fait le point.

Que s’est-il passé ?

Mercredi après-midi, Gilles Dussault, le maire de Villeneuve-de-Marc, et son fils, âgé de 28 ans, arpentaient les rues de leur village de moins de 1 200 habitants, installé entre Grenoble et Lyon. Peu avant 17 heures, l’élu de 63 ans a été agressé par une personne d’abord non identifiée.

Selon les premiers éléments de l’enquête, dévoilé par le parquet de Vienne ce jeudi matin, le suspect « aurait agressé le maire avec une arme blanche » en portant « trois coups au niveau du thorax ».

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D’après la même source, le suspect aurait ensuite quitté les lieux, avant d’y revenir en voiture, pour tenter de « percuter le maire et son fils ». Tous deux ont réussi à l’éviter et le véhicule a fini sa course dans un mur. L’agresseur présumé a alors frappé le fils de l’élu, avant de prendre la fuite à pied.

Que sait-on du suspect ?

Selon l’AFP, le suspect n’avait pas été identifié dans un premier temps, mais dès mercredi soir, la préfecture de l’Isère a fait savoir que les gendarmes étaient à sa recherche.

D’après des informations de RTL, les enquêteurs s’orientent vers un habitant du village de 60 ans qui a eu un différend avec l’élu. Une information que Le Parisien n’a pas pu confirmer. Il est toujours en fuite ce jeudi matin, indique le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, sur X.

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D’après le ministre de la Santé, Yannick Neuder, invité de la matinale de TF1 ce jeudi matin, l’élu de Villeneuve-de-Marc voulait justement rencontrer son agresseur présumé « qui avait contrevenu en bâtissant un mur qui n’était pas autorités ». Le parquet de Vienne a confirmé qu’un « litige opposait depuis plusieurs mois l’agresseur à la municipalité pour des questions d’urbanisme et de travaux réalisés par celui-ci sans autorisation ».

« Le parquet de Vienne a lancé un mandat de recherche », a annoncé la vice-procureure de la République de Vienne, Véronique Stasio, dans un communiqué, précisant que « tous les moyens d’investigations » étaient mis en œuvre pour interpeller le suspect.

Quel est l’état de santé de l’élu ?

Après son agression, Gilles Dussault a été transporté à l’hôpital Édouard Herriot de Lyon en état d’urgence absolue. Selon Yannick Neuder, qui connaît bien l’élu, les nouvelles sur l’état de santé de la victime « laissent sous-entendre une amélioration », a-t-il fait savoir ce jeudi matin sur TF1. Le parquet de Vienne a confirmé auprès de l’AFP que son pronostic vital n’était plus engagé.

Son fils, qui l’accompagnait et a reçu des coups de poing, a, lui, été hospitalisé en urgence relative à l’hôpital de Vienne (à une vingtaine de km de Villeneuve-de-Marc), ont fait savoir les pompiers.

Quelles sont les réactions ?

Très rapidement après les faits, Emmanuel Macron s’est exprimé sur son compte X. « Quand un élu est attaqué, c’est la Nation qui est à ses côtés. Quand on s’attaque à ses représentants, la République se doit d’être sévère et intraitable. Tout est mis en œuvre pour retrouver et condamner l’auteur de cet acte lâche », a-t-il ajouté.

« Le degré de violence » de l’agression « doit conduire les pouvoirs publics et les citoyens à réagir immédiatement », a réclamé l’Association des maires de France dans un communiqué ce jeudi. « Le combat contre l’impunité reste absolument nécessaire », poursuit le texte.

« Catherine Séguin, préfète de l’Isère, condamne avec la plus grande fermeté cet acte grave et inacceptable à l’égard d’élus qui œuvrent pour l’intérêt général », a fait savoir de son côté la préfecture dans un communiqué publié mercredi soir.

Sur X, le ministre de l’Aménagement du territoire, le socialiste François Rebsamen, s’est dit « très choqué et ému par la violente agression du maire de Villeneuve-de-Marc et de son fils ». « Un élu de la République et sa famille attaqués : c’est intolérable. L’agresseur doit être retrouvé et sanctionné avec la plus grande fermeté », a-t-il ajouté.

Les maires, premières victimes d’agressions

Selon le Centre d’analyse et de lutte contre les atteintes aux élus, les maires sont les plus touchés par les violences et incivilités qui visent les élus. En 2024, ils représentaient 64 % des victimes. Au total, 82 % faits constatés en 2024 concernaient les élus locaux (maires et conseillers municipaux).

Comme l’a fait savoir sur Francinfo le président des maires de l’Isère, Daniel Vitte, il s’agit de la quatrième agression d’un élu dans l’exercice de ses fonctions depuis 2020.

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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