
Alors que le 2nd tour des élections législatives arrive à grands pas, Emeline K/Bidi, candidate du Nouveau Front Populaire dans la 4e circonscription, poursuit sa campagne dans un climat qu’elle trouve délétère. Elle dénonce le manque de clarté de la droite face au Rassemblement National et s’inquiète de la montée de la violence, signalant des agressions et des pressions subies par son équipe.
Ecrit par Prisca Bigot – le jeudi 04 juillet 2024 à 16H26
À trois jours du 2nd tour des élections législatives, Emeline K/Bidi continue sa campagne électorale afin de conserver son écharpe de députée. La candidate sur la 4e se félicite et remercie ses équipes pour le bon score réalisé malgré « les mensonges et les manipulations. On a tout entendu durant la campagne : que je suis autonomiste, que je vise les municipales ou encore que je n’ai pas de bilan. Mais le lien entre David Lorion et la Macronie a été compris et durement sanctionné. »
Concernant les rumeurs sur ses ambitions municipales à Saint-Pierre, la députée sortante met directement un coup de frein. « Peut-être que certains ont peur et essayent de sauver une mairie, moi je suis occupée depuis trois semaines à sauver mon pays face à la montée de l’extrême droite », argue-t-elle.
Un manque de clarté de la droite
Parmi les points d’inquiétude de la candidate du Nouveau Front Populaire, le manque de clarté de la droite sudiste concernant le RN. Alors que David Lorion avait été un des seuls Républicains à démissionner après la prise de position d’Eric Ciotti, Emeline K/Bidi déplore que « depuis la défaite, sa position est beaucoup moins claire. »
Un comportement qu’elle estime responsable de la défiance d’une partie de la population envers les politiques. « Les électeurs sont déçus de ces politiciens qui n’ont ni clarté, ni valeurs. C’est tout ce qui manque au communiqué de David Lorion et Michel Fontaine », déclare-t-elle.
Émeline K/Bidi évoque également le rapprochement annoncé par Jonathan Rivière dans la presse où il affirme avoir été contacté par David Lorion, avant d’être démenti par l’ex-député. « Il y en a un des deux qui ment », lance-t-elle. Elle s’inquiète cependant de la rumeur affirmant que Sébastien Chenu, ancien vice-président RN de l’Assemblée nationale, profite de son passage sur l’île pour rencontrer des directeurs de cabinet de mairies du Grand Sud. « Des déclarations fortement inquiétantes », souligne-t-elle.
« La droite n’est pas l’extrême droite », rappelle l’élue qui invoque les valeurs républicaines des électeurs gaullistes et chiraquiens. « Ils ont déjà perdu, il serait dommage qu’ils se perdent eux-mêmes », lance-t-elle à l’attention des leaders de la droite locale.
Une montée inquiétante de la violence
La candidate du Front Populaire tient également à dénoncer les pressions et les violences subies durant cette campagne, aux allures « de retour en arrière » comme l’évoque son suppléant Jean-Bernard Maratchia. Le champ de canne de ce dernier a ainsi été incendié la veille du premier tour, livre l’agriculteur.
Des plaintes et des mains courantes ont été déposées. Des irrégularités dans des bureaux de vote ont également été signalées à Saint-Pierre par l’équipe de K/Bidi à la commission de régularité des élections. « Le climat depuis dimanche soir est particulièrement pesant », souligne la candidate.
Ils dénoncent deux agressions en particulier lors de réunions publiques, lundi et mardi dernier. La première s’est produite à Terre-Sainte, un individu s’est jeté sur la candidate avant d’être mis à l’écart. Il aurait alors crié : « Vive le RN, vive la race aryenne ! ». Le lendemain, à Saint-Joseph, un autre individu a agrippé et cherché la bagarre avec Patrick Lebreton, qui doit déposer plainte.
« Le fait que le RN soit arrivé en tête, les militants se libèrent. Ce qu’ils pensaient tout bas, ils le disent désormais tout haut », s’insurge Émeline K/Bidi qui rappelle que le racisme est un délit.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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