81 eurodéputés français ont été élus dimanche 9 juin, parmi eux, huit ont fait campagne dans les Hauts-de-France. Tour d’horizon de ces élus qui rejoindront bientôt les bancs du Parlement européen.
Hauts fonctionnaires, professeurs, commerçants, élus, activistes : les nouveaux eurodéputés élus dans les Hauts-de-France ont des profils diversifiés. Quatre d’entre eux viennent de la liste du Rassemblement national, deux sont issus de celle du parti Europe écologie les verts (EELV), deux représentent le parti de la majorité présidentielle Renaissance et un nouvel eurodéputé, La France insoumise (LFI).
RN : 4 eurodéputés pour l’Oise et le Nord
En sixième position sur la liste du Rassemblement national, Mélanie Disdier est commerçante et conseillère municipale à Caudry, commune du Nord de près de 15 000 habitants située dans le Cambrésis. Elle est également élue au conseil régional des Hauts-de-France depuis 2004.
Interviewée par France Bleu Nord en mai, elle déclarait s’être engagée dans cette élection pour tenter d’agir contre les « effets néfastes de la mondialisation« , qu’elle aurait connus dès sa jeunesse, étant issue d’une famille travaillant dans l’industrie textile vers Caudry. Elle a par ailleurs déclaré vouloir lutter contre l’indexation des prix de l’électricité sur ceux du gaz européen et contre l’interdiction des voitures à moteur thermique en 2035. Son élection au Parlement européen signifie sa démission du conseil régional, elle a par contre déclaré vouloir conserver son mandat à Caudry et se présenter aux prochaines élections municipales, sans annoncer la commune dans laquelle elle briguerait un mandat de maire.
Le septième candidat de la liste RN vient également du Nord, il s’agit du commissaire de police Matthieu Valet, originaire de Lille. À 38 ans, il a notamment été porte-parole du syndicat indépendant des commissaires de police jusqu’en 2023, où il s’est mis en retrait alors que son rapprochement avec le RN se précisait. En mars 2024, il a écopé d’un blâme pour avoir utilisé des bons SNCF appartenant à ses collègues, quelques jours avant de demander une disponibilité pour rejoindre la campagne européenne du parti d’extrême droite. Il a intégré les forces de l’ordre à l’âge de 20 ans et a notamment exercé au sein de la BAC du Val-de-Marne et de la direction zonale de la CRS à Marseille.
Dixième sur la liste du RN, Pascale Piera a fait campagne dans l’Oise. Elle fut conseillère municipale de Senlis entre 2020 et 2022, année où elle a démissionné de ce poste, d’après elle en raison du positionnement de la maire Pascale Loiseleur en faveur du parti présidentiel. Ancienne avocate à Paris, elle a ensuite rejoint les rangs des magistrats aux tribunaux de Compiègne, Senlis (où elle a notamment mis en examen l’ancien maire Jean-Christophe Canter en 2009) et dernièrement Meaux, en Seine-et-Marne. Pour la campagne, elle s’était mise en disponibilité du ministère de la Justice, car ses fonctions de juges étaient incompatibles avec la course au mandat. Lors d’une conférence de presse en mai, elle a annoncé vouloir travailler sur les questions de défense et de sécurité au Parlement européen.
Dernier candidat des Hauts-de-France propulsé au Parlement européen par le RN, Pierre Pimpie est un nouveau venu en politique. Habitant Lamorlaye, le haut fonctionnaire de 53 ans était jusqu’à son élection directeur général adjoint de l’établissement public de sécurité ferroviaire d’Amiens. Il figurait en 25e position sur la liste de Jordan Bardella.
EELV : 2 eurodéputés pour le Nord
Seuls cinq candidats de la liste du parti écologiste EELV ont pu être élus, parmi eux, deux viennent du Nord.
Mélissa Camara occupait la troisième position sur cette liste, à 32 ans, elle est conseillère municipale à Lille. Dans une interview accordée à Libération, elle dit s’être engagée en politique pour lutter contre la Manif pour tous, afin de « militer dans des associations féministes et LGBT+ pour changer la vie« . Elle ajoutait vouloir représenter les habitants des quartiers populaires au Parlement européen.
En cinquième position sur la liste, Majdouline Sbai obtient donc ce mandat d’eurodéputé de justesse. Sociologue de l’environnement, elle a 45 ans et a cofondé l’université populaire et citoyenne de Roubaix. Elle s’est également engagée dans plusieurs initiatives en faveur d’une mode plus éthique et écologique. Elle a rejoint EELV en 2001. Entre 2010 et 2015, elle était vice-présidente du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais de 2010 à 2015, où elle s’occupait de la coopération internationale et de la politique de la Ville.
Renaissance : 2 candidats élus pour la Somme et le Pas-de-Calais
Deux candidats de la liste de la majorité présidentielle ont réussi à accéder au mandat d’eurodéputé.
Pour Pascal Canfin, en quatrième position de la liste, ce sera un quatrième mandat au Parlement européen, où il a déjà été élu en 2019 avec la majorité présidentielle et en 2009 et 2014 avec Les Verts. Il présidait la commission de l’Environnement du Parlement européen depuis juillet 2019. Originaire d’Arras, il a 49 ans. Après avoir été chargé de mission à la CFDT puis consultant en ressources humaines, il travaille comme journaliste avant de s’engager pleinement en politique. Il a notamment été ministre délégué au Développement entre 2012 et 2014. Il a également participé à la fondation de l’ONG Finance Watch, qui milite pour la régulation des marchés financiers, en 2011.
Du côté de la Somme, Valérie Devaux est élue grâce à sa onzième place sur la liste de la majorité présidentielle. Adjointe municipale à Amiens et élue du département, elle est engagée en politique depuis longtemps et a été attachée parlementaire d’Alain Gest, actuel président d’Amiens Métropole, dans les années 90. Elle a également mené une carrière de professeure d’espagnol. Interrogée par le Courrier Picard, elle a annoncé vouloir renoncer à son mandat municipal, mais conserver son poste au département, en plus de ses nouvelles fonctions d’eurodéputée. Au Parlement européen, elle annonce être intéressée par les transports, la culture et l’éducation.
LFI : un seul candidat pour le Nord
La France insoumise (LFI) ne comptera que neuf de ses candidats à cette nouvelle législature du Parlement européen. L’un d’entre eux est Damien Carême, ancien maire de Grande-Synthe entre 2001 et 2019, en huitième position sur la liste LFI.
Élu une première fois au Parlement européen en 2019 avec la liste EELV, il n’a rejoint LFI qu’au mois de mars. Connu pour ses engagements en faveur du droit d’asile et de l’environnement, il déclarait récemment à Mediapart que le fondement de son action politique est « la volonté de faire en sorte que les gens les plus en difficulté vivent dignement. (…) Cette exigence est chez moi renforcée par la menace de l’extrême droite, qui se fait de plus en plus criante« . Il dénonçait alors le ralliement des socialistes au pacte asile immigration adopté par l’Europe en mai 2024.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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