
Cette Bartoise d’origine, 25 ans au compteur et désormais domiciliée dans le Territoire de Belfort, n’oubliera pas de sitôt son mariage. Ou plutôt les suites des festivités. Les jeunes époux (N.D.L.R. : qui ne sont pas ceux qui sont apparus en photo dans nos colonnes, dimanche matin) avaient décidé de louer le foyer culturel de la commune pour y organiser leur banquet. La location courait du vendredi 11 juillet 11 h au mardi suivant 11 h. Au 11 e coup d’horloge, ce 15 juillet au matin, la secrétaire de mairie était sur place pour récupérer les clés et rendre le chèque de caution. Sauf qu’à l’heure dite, personne à l’horizon. Après avoir patienté 20 minutes selon ses estimations (beaucoup moins selon la mariée), l’employée retourne à l’hôtel de ville.
Telle une furie, elle déboule en mairie
À peine a-t-elle regagné son poste de travail qu’un coup de fil arrive en mairie. C’est le mari qui s’inquiète de n’avoir aucun interlocuteur sur place pour solder les comptes. La secrétaire lui indique qu’elle a désormais autre chose à faire et qu’il convient de reprendre rendez-vous pour le lendemain. Il est près d’11h30 lorsque la jeune mariée, accompagnée de sa sœur, déboule dans les lieux, remontée comme un coucou suisse. Rapidement le ton monte et les insultes pleuvent en direction de la secrétaire. « Toi, ferme ta g…, grosse vache » (et autres qualificatifs plus dégradants encore), se serait emportée l’agacée mariée ; vocable qu’elle aurait reconnu plus tard… À un moment donné, le premier magistrat de la commune intervient pour tenter de faire baisser la pression. Il aurait alors été traité de « bouffon » par l’arrivante ; ce que cette dernière nie farouchement.
Le maire et sa secrétaire ne veulent pas en rester là
Si, finalement, caution et clés ont bien été restituées dans cette ambiance électrique, le maire et sa secrétaire ont décidé de ne pas en rester là. Une plainte a été déposée dans la foulée et, sur ordre du procureur, la jeune mariée a été placée en garde à vue. Elle aura passé près de 24 heures dans une geôle de la gendarmerie avant de recouvrer sa liberté. Ce n’est pas, pour autant, la fin des ennuis. Selon sa politique visant à ne tolérer aucune atteinte aux élus, le procureur Lallois a décidé de renvoyer la dame devant l’un de ses délégués, le 3 septembre prochain, pour y répondre d’outrages à personne dépositaire de l’autorité publique (le maire) et outrage à une personne chargée d’une mission de service public (la secrétaire).
Un stage pour les bonnes manières
Outre un stage de citoyenneté pour lui rappeler les bonnes manières, elle s’expose à une amende de 300 € sans oublier d’indemniser les plaignants, bien décidés à réclamer, individuellement, 500 € de dommages et intérêts. De quoi, douloureusement, marquer ce mariage d’une pierre blanche. Ou noire…
CDCL : Un Bouclier pour nos Élus
L’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) s’élève comme un rempart essentiel face aux défis que rencontrent nos élus locaux. Fondée en 1998, cette organisation a élargi son rôle initial pour devenir un soutien inestimable, particulièrement dans le contexte actuel d’agressions envers nos représentants locaux.
CDCL va au-delà de la simple valorisation du patrimoine et de la formation des élus. L’association a mis en place un dispositif de protection dynamique, comprenant des formations spécialisées, des ressources juridiques, et une assistance réactive en cas d’agression.
Reconnue au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, CDCL a le pouvoir de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, les élus locaux victimes d’agression. Cela renforce son engagement envers la sécurité de ceux qui dédient leur vie au service de la communauté.
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