
La malle géante de Louis Vuitton installée sur la plus chic des avenues parisiennes va-t-elle être démontée ? Les écologistes, ainsi que les associations SOS Paris et Résistance à l’agression publicitaire (RAP), ont saisi le tribunal administratif le 23 avril pour demander la « suppression immédiate » de cette « publicité géante illégale » sur le bâtiment classé monument historique, ont-ils annoncé mercredi 30 avril dans un communiqué.
Ce recours intervient après un recours gracieux adressé en décembre dernier à la maire Anne Hidalgo, auquel l’édile socialiste n’a pas répondu. Sollicitée par l’AFP, la Mairie de Paris n’a pas souhaité réagir.
Depuis l’automne 2023, le grand immeuble du 103-111 avenue des Champs-Élysées, qui doit accueillir un nouveau magasin Louis Vuitton, est enveloppé par une gigantesque malle d’acier et de bois, symbole de l’histoire du célèbre maroquinier. L’installation avait été autorisée par la municipalité comme « enseigne temporaire » courant jusqu’en 2027, date prévue pour l’ouverture de ce futur magasin de LVMH, numéro un mondial du luxe.
« Une publicité monumentale »
La « bâche » n’était pas considérée comme une publicité par la mairie dans la mesure où le bâtiment appartient au groupe de Bernard Arnault, qui a versé une redevance de 1,7 million d’euros à la ville de Paris. Mais pour Emile Meunier, conseiller écologiste de Paris et président de la commission urbanisme, il s’agit d’une « publicité monumentale pour une marque de luxe, installée sur un bâtiment classé aux monuments historiques, ce qui est interdit par la loi », a-t-il expliqué à l’AFP.
Les plaignants arguent que la malle, qui empiète sur deux rues adjacentes, dépasse largement l’espace dédié (6 000 m2) au futur magasin au sein de l’immeuble, où doivent aussi être installés un hôtel, un spa, un restaurant et des galeries d’art. L’habillage miroitant et éclairé la nuit, ainsi que le logo « très reconnaissable » du maroquinier de luxe, visent « à attirer les passants et automobilistes non pas sur le seul projet de rénovation de l’immeuble, mais exclusivement sur la marque Louis Vuitton », contrairement selon eux au règlement local de publicité.
« Il est urgent de mettre un terme à la marchandisation de l’espace public parisien », estime David Belliard, adjoint écologiste à l’Hôtel de Ville et candidat aux municipales de 2026. « Ce n’est pas la première fois que LVMH bénéficie d’un traitement un peu trop favorable par la ville de Paris », regrette Emile Meunier, citant notamment la « privatisation » du Pont Neuf, en 2023, par le groupe de Bernard Arnault pour un défilé.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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