
Chez les défenseurs de l’hôpital de Carhaix, il ne faisait aucun doute que de nouvelles convocations tomberaient. Depuis mi-mai, une vingtaine de personnes ont été placées sous le régime de la garde à vue au commissariat de Quimper. Ces auditions font suite à des plaintes après une occupation des locaux du siège de l’ARS du Finistère le 14 septembre 2023.
Cinq élus locaux bientôt auditionnés
Parmi les militants auditionnés ces dernières semaines, essentiellement des femmes, soignantes et syndiquées, du CHRU Brest-Carhaix.
Ce jeudi 18 juillet, « c’est au tour des élus du Pays de Carhaix et du Poher d’être convoqués la semaine prochaine » […] pour « séquestration et violence en réunion sur personne chargée de l’autorité publique », nous apprend Christian Troadec, dans un communiqué transmis à la rédaction. Les auditions se dérouleront la semaine prochaine au commissariat de Quimper. Deux d’entre elles se dérouleront mercredi 24 juillet, à partir de 10 h, quand les trois autres auront lieu vendredi 25, dès 9 h. Parmi les cinq élus prochainement gardés à vue figure Christian Troadec, maire de Carhaix et président de Poher communauté, trois adjoints carhaisiens (Jacqueline Mazéas, par ailleurs 1re vice-présidente à Poher communauté, Hélène Guillemot et Serge Couteller) et Annie Le Guen, élue de Cléden-Poher et coprésidente comité de défense de l’hôpital de Carhaix.
Défense des « droits à la santé des populations du Centre-Bretagne »
De son côté, Christian Troadec martèle qu’il n’y a « pourtant jamais eu de séquestration ni de violence », en septembre dernier, et s’insurge d’une « plainte contre des élus […] qui n’ont fait que leur devoir de femmes et d’hommes politiques en défendant les droits à la santé des populations du Centre-Bretagne ». Le maire régionaliste rappelle, dans ce contexte, que « le rôle des élus c’est justement de s’opposer au sentiment de toutes puissances de quelques hauts fonctionnaires parisiens parachutés en Bretagne. »
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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