
Invité de ICI Gard Lozère ce lundi 29 septembre, le président de l’Association gardoise d’aide aux victimes d’infractions pénales est revenu sur la convention signée avec l’Association des maires, pour mieux accompagner ces élus ciblés par des menaces, insultes et parfois des agressions physiques.
C’est une première, dans le Gard. L’association des maires du département signe, ce lundi 29 septembre, une convention avec l’AGAVIP, l’Association gardoise d’aide aux victimes d’infractions pénales. Le but de ce partenariat est de renforcer l’accompagnement des élus locaux, victimes de menaces, d’insultes ou d’agressions physiques. Ces dernières ont augmenté de 10 %, entre 2022 et 2024. Le président de l’AGAVIP était l’invité de ICI Gard Lozère pour détailler ce soutien qu’elle compte apporter, notamment aux maires.Les violences faites aux élus ne sont pas un phénomène nouveaux. Qu’est-ce qui vous a donc conduit à mettre en place cette convention ?Alors, c’est une volonté commune, avec le président de l’Association des maires du Gard, Philippe Ribot, le maire de Saint-Privat-des-Vieux. Nous avons constaté une augmentation des violences faites aux élus. Il y en a eu 2 500, sur l’ensemble du territoire national, l’an dernier. Et les deux-tiers de ces victimes sont des maires ou des membres des conseils municipaux. Nous avons, dans ces conditions, décidé de la signature de cette convention.Combien d’élus avez vous déjà accompagnés, dans le Gard ?Oui, l’AGAVIP a reçu, en 2024, quatre élus et en 2025 un seul élu. Ça ne veut pas dire qu’il n’y a eu que cinq victimes, sur cette période. Malheureusement, certains élus agressés ne se signalent pas toujours, d’où la raison qui nous a poussé à signer cette convention. Nous allons donc accompagner ces élus de manière spécifique, en étant le plus réactif possible. Il est important de noter que cette convention s’adresse aux élus, mais également à leur famille, qui sont indirectement, ou parfois directement victimes. Lorsqu’une femme ou un homme voit son conjoint élu agressé, il souffre lui-même de cette agression.Quelle forme va prendre cet accompagnement ?Alors, cet accompagnement sera d’abord d’ordre juridique. Nous avons des juristes à l’AGAVIP, répartis dans les tribunaux judiciaires de Nîmes et d’Alès, mais également dans les maisons de Justice et de Droit du Gard, à Vauvert et Bagnols-sur-Cèze. Ils seront là pour écouter et conseiller les victimes. Nous avons également une psychothérapeute qui est là pour accompagner un soutien psychologique.Pourront-ils venir directement dans vos locaux, à Nîmes ?Oui, les élus pourront venir rue Raymond Marc, le siège de l’AGAVIP. Nous apporterons un accompagnement supplémentaire en étant prêts à prendre l’attache téléphonique des victimes. Et puis, si celle-ci ne nous contactent pas, l’Association des maires du Gard pourra nous contacter pour que nous prenions directement attache auprès des victimes.Que vous disent, le plus souvent, ces victimes ?Alors, ce qu’ils nous disent, c’est qu’ils sont extrêmement surpris. Ils ne comprennent pas. Ils sont là pour rendre service. Ils prennent sur leur temps, parfois sur leur argent, et ils sont extrêmement surpris de voir qu’ils suscitent la haine de la part de quelques-uns.
