Cyberharcèlement, voiture incendiée… Les atteintes aux biens ou aux personnes ne sont pas assez réprimées et les élus ne sont pas suffisamment protégés, estiment plusieurs maires qui ont subi des violences. Ils réclament des actes à la ministre du Partenariat avec les territoires, Catherine Vautrin.
Publié le 20/11/2024 10:34 Mis à jour le 20/11/2024 10:36
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La question de la violence envers les élus locaux est de nouveau au menu du Congrès des maires cette année, avec une formation dispensée par les forces de l’ordre mercredi 20 novembre. Une délégation de maires qui ont subi des violences verbales ou physiques est par ailleurs reçue le même jour par Didier Migaud, le garde des Sceaux, et Catherine Vautrin, la ministre du Partenariat avec les territoires.
Jamais le maire de Laval (Mayenne) n’aurait cru en arriver là : être harcelé en ligne pour avoir dansé lors d’une fête de la communauté guinéenne dans sa commune. « Une vidéo a été prise et mise sur les réseaux sociaux, notamment sur TikTok, raconte Florian Bercault. Toute la fachosphère s’en est emparée et a tourné en dérision la vidéo, avec des insultes et des menaces de mort. Ce sont des centaines de messages reçus sur les réseaux, c’est très violent, ça tombe d’un coup. »
Florian Bercault estime avoir été bien accompagné lors de son dépôt de plainte, mais les auteurs courent toujours. « On a encore quelques vides juridiques pour aller chercher les auteurs sur les réseaux sociaux », déplore l’élu.
Pas d’interpellation non plus à Briançon (Hautes-Alpes), où le maire a vu sa voiture incendiée, jusqu’à exploser devant son domicile. Loin de s’apitoyer, Arnaud Murgia réclame des actes à la ministre du Partenariat avec les territoires. « Catherine Vautrin s’est exprimée sur son souhait de faire passer un texte législatif sur le statut de l’élu, ça peut être l’occasion de renforcer l’arsenal législatif pour réprimer toutes les atteintes aux personnes, aux biens publics, aux mairies, aux symboles. Je pense qu’on doit être intransigeant là-dessus. »
L’idée est de faire de l’atteinte aux élus une circonstance aggravante, et de demander que la protection des domiciles des élus menacés soit plus systématique.
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Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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