« C’est insupportable » : tags, insultes… un maire impuissant tente sans succès d’expulser une famille accusée de dégradations

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l’essentiel La justice a refusé, ce mercredi 29 mai, la demande du maire de Vélizy-Villacoublay dans les Yvelines d’expulser une famille d’un logement social pour cause de dégradation.

« Bz le maire, le 17, la BAC », peut-on lire en lettres blanches sur la porte d’un bâtiment des Yvelines sur une photo relayée par Actu78.fr. Dans un HLM de Vélizy-Villacoublay, un adolescent d’une famille résidant dans l’immeuble sème la pagaille.

Le jeune homme âgé de 17 ans inscrit des tags insultants sur les espaces communs, dégrade les murs et détruit des interphones. Des voisins ont aussi retrouvé un scooter volé dans la cave. Après une dizaine d’infractions constatées et une condamnation judiciaire, le maire de la ville Pascal Thévenot (LR) a demandé une expulsion de la famille « pour la tranquillité et la sécurité du voisinage », cite Actu.fr.

Une demande d’expulsion refusée

Ce mercredi 29 mai, la justice a débouté la demande de l’élu : « S’il est par ailleurs incontestable pour les occupants d’un immeuble que les dégradations des parties communes sont très désagréables, la détérioration de leur cadre extérieur de vie, n’affecte cependant pas la tranquillité des lieux. »

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Pour lui, cette situation est insupportable. Les délits de l’adolescent sont impunis : « En fait, ce gamin peut faire ce qu’il veut, détruire le bâtiment, ce n’est pas grave. C’est insupportable. »

Une suite encore floue

L’élu municipal a même réfléchi à se démettre de ses fonctions. « Si j’étais raisonnable, je rendrais mon écharpe. Je suis déraisonnable, donc je la garde. »

Le maire pense à faire appel de cette décision judiciaire. Il complète : « Je vais y réfléchir… Pour le moment, j’ai obtenu l’expulsion de trois familles problématiques. Il y a encore des dossiers en cours. Après, en cas de décision favorable, il faut l’application. Les services de l’État peuvent très bien s’opposer au recours à la force publique ».

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