
Le quotidien régional Nice-Matin a dénoncé vendredi l’agression d’une de ses journalistes, bousculée et projetée au sol par un élu de la majorité municipale de Cagnes-sur-Mer (RN), dans les Alpes-Maritimes, alors qu’elle couvrait un incendie, selon le directeur adjoint de la rédaction.
« Nous ne pouvons cautionner cette agression. La rédaction apporte tout son soutien à la journaliste agressée », a déclaré le directeur adjoint de la rédaction, Guilhem Ricavy, qui condamne les faits dans un éditorial paru vendredi.
La journaliste s’était rendue mercredi sur une exploitation dans le Val de Cagne, à Cagnes-sur-Mer, où un incendie a ravagé des serres.
Sur place, elle constate la présence sous certaines serres de carcasses de voitures de luxe incendiées, ainsi qu’une banderole faisant état d’une activité de garage. Elle est prise à partie, avec une riveraine engagée dans le monde associatif qui l’accompagne, par le propriétaire du terrain.
Le fils de ce dernier, Ugo Massi, agriculteur sur l’exploitation et conseiller municipal, a ensuite bousculé et projeté au sol la journaliste avant de lui arracher son téléphone, selon le récit du directeur de la rédaction.
Ce sont des proches de l’élu, délégué à la jeunesse, qui ont fini par exfiltrer la journaliste et lui restituer son téléphone, selon la même source qui précise qu’une plainte a été déposée.
« La journaliste s’est rendue sur cette exploitation agricole dans le cadre de l’exercice de sa mission d’informer », a souligné Guilhem Ricavy.
La direction de Nice-Matin a décidé d’adresser un courrier au maire RN de Cagnes-sur-Mer, Bryan Masson.
« Le véritable visage de l’extrême droite »
Sollicité, l’édile a appelé à « attendre sereinement » les conclusions de la justice, disant ne disposer « d’aucun élément objectif » sur les faits.
« Cette affaire intervient au lendemain d’un drame ayant frappé une famille d’agriculteurs, dont l’exploitation a été ravagée par un incendie. Dans un tel contexte, chacun mesure l’émotion que cela peut susciter », a-t-il ajouté, soulignant que « les faits seraient intervenus dans le cadre de l’activité professionnelle de l’intéressé et non dans l’exercice de son mandat d’élu ».
« La liberté de la presse est une liberté fondamentale. La présomption d’innocence l’est tout autant », fait-il encore valoir.
Le Parti communiste des Alpes-Maritimes a dénoncé dans un communiqué des agissements qui, selon lui, « révèlent le véritable visage de l’extrême droite lorsqu’elle exerce le pouvoir : celui de la brutalité, de la pression sur les contre-pouvoirs et du mépris des principes républicains ».
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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