Il a fallu un impressionnant déploiement de forces de l’ordre, ce lundi 4 août au matin, et une audience devant le tribunal administratif ces derniers jours, pour parvenir à déloger un groupe de gens du voyage qui s’était installé illégalement sur le complexe sportif de Chante-Cigale de Gujan-Mestras le dimanche 27 juillet au soir. Il y a une semaine donc, 150 caravanes avaient pénétré dans cette enceinte municipale utilisée par les sportifs et les promeneurs, en découpant un grillage de protection au niveau des locaux de l’UAGM Athlétisme.
Dès le lundi 28 juillet, le préfet de Gironde se montrait réactif et signait un arrêté préfectoral mettant en demeure ce groupe de quitter les lieux sous quarante huit heures. Il a été contesté devant le tribunal administratif par les gens du voyage, mais les magistrats ont rapidement rendu une décision en fin de semaine dernière pour approuver cet arrêté. Il est vrai que la Communauté d’agglomération du Bassin sud (Cobas) respecte la loi en mettant à disposition des aires de grand passage, tout comme d’ailleurs la Communauté d’agglomération du nord Bassin (Coban) et celle du Val de l’Eyre.
Une fois la décision de justice rendue, l’État a laissé un nouveau délai de quarante huit heures aux caravanes pour évacuer les lieux. Dimanche soir 3 août, les gens du voyage y étaient toujours installés. Les autorités ont donc déployé ce lundi 4 août des forces importantes composées de gendarmes de la compagnie d’Arcachon, de nombreux gendarmes mobiles, et de policiers municipaux de Gujan-Mestras. Sur place, les officiers de gendarmerie, le sous-préfet Jean-Louis Amat, et le premier adjoint de Gujan-Mestras Xavier Paris ont demandé au groupe de partir.

J. D.
Plaintes déposées
La discussion a d’abord été assez « houleuse et tendue, mais ils ont fini par accepter de partir en voyant qu’ils n’avaient pas le choix », a souligné Xavier Paris qui s’est félicité de ce dénouement et a « remercié » la préfecture pour sa réactivité et les gendarmes pour leur intervention.
À partir de 11 heures ce lundi, les premières caravanes ont commencé à quitter Chante-Cigale, escortées tout au long du trajet jusqu’à la voie directe par les forces de l’ordre. Ce groupe de gens du voyage n’a pas souhaité se rendre à l’aire d’accueil payant d’Andernos, et a indiqué vouloir aller jusqu’à Mérignac.
« Une semaine après son occupation illégale, le site de Chante-Cigale est désormais libéré »
« Une semaine après son occupation illégale, le site de Chante-Cigale est désormais libéré. L’an dernier, le même groupe était resté quinze jours », a souligné Xavier Paris. « La Ville a montré de la fermeté pour mettre un terme à cette situation intolérable », a également réagi l’élu gujanais et président de l’UAGM Athlétisme Jean-Jacques Germaneau.
Une fois la dernière caravane partie, il restera à la municipalité à aller constater les éventuels dégâts occasionnés par ce campement d’une semaine. La Ville de Gujan-Mestras a de toute façon déposé plainte pour dégradation (le grillage découpé), occupation illégale du domaine public et branchements illégaux sur le réseau électrique et celui d’eau potable. « Il y a aussi une plainte pour agression d’un élu municipal qui a voulu s’interposer à leur arrivée et a été blessé », a précisé le premier adjoint de Gujan.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
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