Attaque en Cisjordanie occupée : un convoi de diplomates européens ciblé, un maire français agressé… Ce que l’on sait

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Des colons israéliens ont attaqué samedi 17 octobre un convoi de diplomates européens en visite en Cisjordanie occupée, rouant de coups Bernard Baudoux, le maire de la commune française d’Aulnoye-Aymeries. Une attaque qui intervient dans un contexte d’intensification des violences contre la récolte palestinienne des olives et alors même qu’une photographe américaine du Washington Post avait été déjà agressée ce vendredi.

« La planète entière doit savoir ce qui se passe là-bas. Parce que, bon, moi après je vais rentrer dans mon pays, tout ira bien. Ceux qui continuent à souffrir le plus, c’est ceux qui sont ici », a indiqué à l’AFP le maire, qui n’a pas subi de graves blessures. Le ministre des Affaires étrangères français a appelé les autorités israéliennes à « arrêter impérativement les responsables », quand Israël dénonce une campagne de « diffamation ».

· Des voitures de missions européennes ciblées

Des voitures des missions française, belge et polonaise avaient amené ce samedi des diplomates à Taybeh, un village majoritairement chrétien de Cisjordanie. Le maire français d’Aulnoye-Aymeries, située dans le nord de la France, y était en visite avec le consul général de France à Jérusalem et un prêtre de sa ville, afin de signer un accord de coopération entre les deux localités. « Ce matin, c’était la signature officielle du jumelage. Nous sommes allés ramasser des olives. Nous étions là symboliquement, tout s’est bien passé, c’était un peu la fête », a expliqué le maire communiste âgé de 78 ans, à France 3 Nord-Pas-de-Calais

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C’est alors que des colons ont lancé un raid pour empêcher des agriculteurs palestiniens de ramasser les olives, ont rapporté des témoins. Ils ont verbalement agressé les diplomates avant de s’en prendre à Bernard Baudoux, selon ces témoins et des diplomates. Une vidéo vue par l’AFP montre le maire, portant une écharpe aux couleurs tricolores françaises, affaissé contre une voiture.

Elections israéliennes : et les Palestiniens dans tout ça ?

La police israélienne a annoncé avoir ouvert une enquête et dit s’efforcer de « localiser les victimes, recueillir des témoignages et identifier les suspects, afin de les traduire en justice ». Des colons israéliens multiplient actuellement les attaques pour empêcher la récolte annuelle des olives dans le territoire palestinien occupé depuis 1967.

· « Ils sont arrivés vraiment déchaînés »

Interrogé par l’AFP, l’édile a affirmé avoir été jeté au sol, frappé et battu avec des barres de fer. « Ils sont arrivés vraiment déchaînés », a-t-il relaté. Dès l’arrivée de ces colons « cagoulés », « j’ai tout de suite enfilé mon écharpe tricolore, pensant qu’elle allait me protéger, mais ça ne les a pas calmés, on sentait la haine dans leurs paroles », a expliqué l’édile à France 3 Nord-Pas-de-Calais. Le maire parle d’une « violence inouïe ». « Je n’ose imaginer ce qui se serait passé si j’avais répondu à leurs agressions », dit-il à France 3 Nord-Pas-de-Calais. Il a finalement pu rapidement quitter les lieux en voiture et poursuivre sa visite, sans avoir subi de graves blessures.

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« C’est absolument incroyable que des colons puissent se comporter comme ça », a-t-il partagé à l’AFP, s’affirmant certain que l’agression resterait « impunie » malgré l’annonce de l’ouverture d’une enquête par la police israélienne. Bernard Baudoux a estimé que cette agression témoignait d’une « tolérance » du gouvernement Netanyahu envers la violence des colons.

· Israël condamne « ces graves actes de violence » puis rétropédale

Le chef de la diplomatie israélienne, Gideon Saar, a d’abord « condamné fermement ces graves actes de violence », les imputant à des « émeutiers israéliens ». Il a toutefois reproché aux consulats européens concernés de ne pas avoir coordonné la visite avec l’armée israélienne.

Mais par la suite, le bureau du Premier ministre, Benjamin Netanyahu, dont le gouvernement soutient la colonisation en Cisjordanie occupée, a dénoncé une campagne de « diffamation » contre Israël et ses colons. Il a aussi mis en avant le fait que le maire français était un communiste connu pour soutenir la cause palestinienne.

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· Jean-Noël Barrot appelle Israël à « faire cesser ces violences criminelles »

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a appelé les autorités israéliennes à « arrêter impérativement les responsables de ces actes révoltants » et à les « traduire en justice ». Sur X, il leur demande de « toute urgence faire cesser ces violences criminelles et garantir la sécurité des populations civiles », en rappelant le droit international.

La Belgique, dont le consul général se trouvait aussi sur place, a condamné « avec la plus grande fermeté » cette attaque « perpétrée par des colons masqués », précisant qu’un véhicule belge avait été « endommagé ».

· D’autres violences similaires de colons israéliens

Selon Bashar Fawadleh, un prêtre de Taybeh, des colons y avaient déjà mené une attaque contre les cueilleurs et arraché des oliviers. Une personne « touchée à la tête a eu besoin de points de suture, et ils ont aussi passé à tabac une dame âgée d’une soixantaine d’années », a-t-il relaté à l’AFP.

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Par ailleurs, ce vendredi, des colons ont grièvement blessé Heidi Levine, une photographe américaine du Washington Post couvrant la récolte, et la semaine dernière, un photographe de l’AFP avait été passé à tabac.

Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, s’est déclaré samedi « très troublé » par les images de l’agression de Heidi Levine. L’ambassadeur des Etats-Unis en Israël Mike Huckabee a exigé qu’Israël poursuive et emprisonne les colons impliqués, dénonçant « un acte de terreur ignoble perpétré par des lâches masqués ».

Le bureau de Benjamin Netanyahu avait assuré que les responsables de l’attaque contre la photographe américaine devraient « rendre des comptes », tout en se gardant d’accuser les colons. Mais samedi, il a aussi déploré « une campagne coordonnée visant à diffamer Israël et les habitants juifs » de Cisjordanie.

Le président Isaac Herzog, au rôle principalement honorifique, a jugé l’attaque contre Heidi Levine « scandaleuse et choquante ». Et le principal rival électoral du Premier ministre, l’ancien chef de l’armée Gadi Eisenkot, a lui déploré samedi des violences « consumant le peu de légitimité restant à l’État d’Israël ». Il a dénoncé un « terrorisme juif, sous les auspices du gouvernement ».

Plus largement, la Cisjordanie est en proie à une flambée des violences depuis les attaques du Hamas ayant déclenché la guerre à Gaza en 2023, avec des attaques quasi quotidiennes de colons juifs contre des Palestiniens.

En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

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