Après l’agression de Samara à Montpellier, la communauté éducative s’exprime

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Ils et elles disent stop à l’actuel traitement médiatique de la « violence de jeunes », instrumentalisée par l’extrême droite et le gouvernement à des fins politiciennes. Loin des plateaux de télévision où se succèdent le premier ministre Gabriel Attal et les représentants du parti lepéniste, les enseignants et parents d’élèves en première ligne, au quotidien, des difficultés rencontrées par la jeunesse, notamment au collège, ont décidé de se mobiliser.

C’est le cas à Montpellier (Hérault) où les personnels du collège Arthur-Rimbaud étaient en grève, ce lundi 22 avril, largement soutenus par les parents élus au sein de l’établissement. Ils entendaient dénoncer l’« emballement médiatique » qui a suivi l’agression de Samara, tombée dans le coma le 2 avril, sous les coups de plusieurs jeunes adolescents.

« Sa mère s’est exprimée sur une chaîne d’information en continu, évoquant des motifs religieux à l’agression de sa fille, explique Jordan Homps, enseignant au collège et délégué Snes-FSU. Une version des faits balayée par l’enquête en cours. Durant les trois jours qui ont suivi, on a assisté à une véritable opération idéologique de l’extrême droite visant à stigmatiser les habitants du quartier où se situent le collège et ceux qui y travaillent. Comme seule réaction, la ministre (de lÉducation nationale) s’est empressée d’annoncer l’ouverture d’une enquête administrative mettant en cause les personnels de l’éducation nationale, plutôt que de les soutenir. »

« La vraie question, ce sont les moyens alloués à l’éducation nationale »

Nicole Belloubet n’a d’ailleurs pas hésité à faire du zèle, ajoutant à son annonce « mon bras, ma main, ne tremblera pas » sans aucun mot de soutien aux enseignants et équipes de la vie scolaire qui, tous les jours, tentent, avec les maigres moyens dont ils disposent, de remplir leur mission éducative.

« On compte, dans ce collège, neuf surveillants pour 850 élèves et seulement deux conseillers d’éducation, dénonce Kareen, représentante des parents d’élèves. La vraie question, ce sont les moyens alloués à l’éducation nationale. Au lieu de cela, on laisse les médias diffuser l’idée que le collège Arthur-Rimbaud serait confronté à des problèmes de religion et qu’il serait fréquenté par des racailles ensauvagées. Ma fille, en cinquième, ne s’y reconnaît pas du tout. C’est au contraire un établissement exemplaire en termes de mixité. »

Pour cette mère d’élève, la cause de ce qu’a eu à subir Samara est liée à « certaines dérives dans l’utilisation des réseaux sociaux ». Deux des cinq agresseurs supposés de l’adolescente ne seraient d’ailleurs pas élèves du collège Arthur-Rimbaud.

Et les récentes annonces de Gabriel Attal, souhaitant revenir à des méthodes éducatives datant de la première moitié du siècle dernier, n’ont rien pour convaincre ceux qui travaillent au plus près de la jeunesse. « Sa logique répressive est en totale contradiction avec la vision d’une l’école ouverte à tous et leur donnant les mêmes chances, dénonce Jordan Homps, également militant du PCF. Le plan que propose le ministre s’appuie sur la remise en cause du fait que nous parlons d’enfants et que ce dont souffre l’éducation nationale, c’est du trop faible taux d’encadrement de ces mineurs. C’est en France, un des plus bas parmi les pays de l’OCDE. » L’instrumentalisation médiatico-politicienne de prétendu « nouveau péril jeune » ne répond en rien aux véritables besoins de la jeunesse et de ceux qui s’en préoccupent.

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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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