Antisémitisme Agression antisémite à Orléans : un mineur interpellé après l’attaque d’un rabbin

Un adolescent de 16 ans a été interpellé après la violente agression samedi du rabbin d’Orléans, une ville au sud de Paris, condamnée par le président Emmanuel Macron dans un contexte d’actes antisémites en hausse en France.

Le rabbin d’Orléans a été violemment agressé samedi, en pleine rue et devant son fils de 9 ans. Un mineur de 16 ans a été interpellé dans la soirée. Emmanuel Macron a dénoncé un « poison » qui gangrène la société française.
Le rabbin d’Orléans a été violemment agressé samedi, en pleine rue et devant son fils de 9 ans. Un mineur de 16 ans a été interpellé dans la soirée. Emmanuel Macron a dénoncé un « poison » qui gangrène la société française.

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Samedi, vers 13h30, le rabbin Arié Engelberg était avec son fils de neuf ans dans la rue quand il a été «agressé, insulté par un individu qui l’a mordu à l’épaule», a indiqué dimanche à l’AFP une source proche du dossier.

«J’ai vu plusieurs coups, au moins trois ou quatre et assez violents» portés au rabbin, a décrit un témoin sur la chaîne BFM TV. «Il avait un petit peu de sang au niveau du cou, il était choqué, ça avait été violent».

«J’ai tout de suite compris que c’était antisémite quand j’ai vu l’agresseur mettre un coup de pied (…) dans le chapeau du rabbin», a dit ce témoin.

Une enquête a été ouverte pour «violences volontaires commises en raison de l’appartenance réelle ou supposée de la victime à une religion» contre l’agresseur, qui avait pris la fuite, a déclaré la procureure de la République d’Orléans, Emmanuelle Bochenek-Puren, dimanche à l’AFP.

Un jeune de 16 ans, soupçonné de l’agression, a été interpellé samedi soir, a-t-elle ajouté.

Toutefois, «l’identité de la personne gardée à vue n’est pas établie de manière certaine à ce stade et est en cours de vérification», a précisé la procureure de la République. «Il a déclaré une identité, sans être porteur des documents qui l’établissent. Des vérifications sont en cours», a-t-elle expliqué.

Ce mineur, inconnu des services de renseignement, a été interpellé vers 21h45 et placé en garde à vue, selon une source proche du dossier.

Le «poison» de l’antisémitisme

Le maire d’Orléans, Serge Grouard, s’est rendu en fin de matinée à la synagogue de la ville, située derrière la cathédrale, pour s’adresser à la communauté juive qui tient son assemblée générale annuelle dimanche, selon un journaliste de l’AFP sur place.

Sur X, le maire a dénoncé «une atteinte grave aux valeurs de notre République».

Le rabbin «va bien, il est chez lui mais il est choqué évidemment», a rapporté Ariel Goldmann, président du Fonds social juif, sur BFM TV. «Un individu a commencé à le filmer», le rabbin lui a demandé «de ne pas le filmer et c’est là que les choses se sont compliquées et que l’individu l’a attaqué», a raconté Ariel Goldmann.

Dimanche matin, Emmanuel Macron a dénoncé le «poison» de l’antisémitisme, en promettant de ne céder «ni au silence ni à l’inaction».

«L’agression du rabbin Arié Engelberg à Orléans nous choque tous. Je lui adresse, ainsi qu’à son fils et à tous nos compatriotes de confession juive, tout mon soutien et celui de la Nation», a écrit le chef de l’Etat sur X.

Condamnation de la gauche à la droite

Manuel Bompard, coordinateur de LFI (gauche radicale), a qualifié d’ »insupportable» cette «agression violente du rabbin d’Orléans» sur X. «Soutien à lui, à sa famille et ses proches. Plus que jamais, soyons unis pour combattre l’antisémitisme et tous les racismes».

Le président du RN (extrême droite), Jordan Bardella, a dénoncé sur X une «nouvelle manifestation de la fièvre antisémite qui monte dans notre pays, alimentée par une extrême gauche incendiaire» selon lui.

«Non, l’antisémitisme n’est pas ‘résiduel’», avait réagi dès samedi soir le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Yonathan Arfi, sur X.

En 2024, un total de 1570 actes antisémites ont été recensés en France, selon le ministère de l’Intérieur. Ils représentent 62% des actes antireligieux.

Le Crif avait déploré en janvier un niveau «historique» de ces attaques pour la deuxième année consécutive, avec une «explosion» après le 7 octobre 2023, date de l’attaque sans précédent du Hamas en Israël.

En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

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