
L’homme a écopé ce mardi 30 janvier d’une peine de trois mois de prison avec sursis probatoire pour des faits d’ »outrage et violence » à l’encontre de Jean-Louis Ré, un élu de la commune de Mison.
Un homme, originaire de Mison (Alpes-de-Haute-Provence), a été condamné par le tribunal de Digne-les-Bains ce mardi 30 janvier pour « outrage et violence » après avoir agressé un élu de sa commune au début du mois de janvier.
L’homme insulte l’élu, une bagarre éclate
Les faits se sont déroulés le 9 janvier dernier. Alors que Jean-Louis Ré, 3e adjoint de la commune de Mison, est en train de faire des courses dans l’épicerie du village, il est interpellé dans l’établissement par un habitant.
Celui-ci rentre dans le commerce en applaudissant et en tenant des propos outrageants contre la mairie, mais l’élu n’y répond pas. Au moment de sortir, l’homme lui dit « va sucer ton maire ». Des propos auxquels Jean-Louis Ré rétorque en le traitant de « pauvre con ». À ce moment-là, une bagarre entre les deux hommes explose dans la rue.
Devant le tribunal, les versions des deux hommes n’ont pas été tout à fait concordantes, bien que similaires sur certains points. Ce sont surtout les déclarations des deux témoins, l’épicière et le pizzaïolo, qui concordent. Les deux disent que c’est à chaque fois l’homme qui a été à l’origine de l’altercation et qui revenait à la charge auprès de l’élu.
Le maire évoque des insultes contre le personnel de la mairie
Dans cette affaire, difficile de faire ressortir un mobile pour cette agression. Plusieurs raisons de sa colère ont été évoquées, notamment des « magouilles », « une histoire de restaurant » et « une curatelle ».
Une « victimisation » qui a fait partie intégrante de la plaidoirie du conseil de la partie civile, qui a insisté sur le fait que c’est le représentant de l’État qui a été provoqué dans l’affaire.
« On a attaqué un élu alors qu’il n’était pas à ce moment-là dans ses fonctions », précise la substitut du procureur, rappelant que le condamné a reconnu en partie avoir déjà été « lourd » auprès de la mairie.
Présent à l’audience en tant que partie civile, le maire Robert Gay, venu soutenir son adjoint, a expliqué qu’il y avait déjà eu des insultes envers le personnel de mairie de la part du Misonnais.
L’homme avait été condamné pour outrage
Lors de son passage devant un psychiatre, il a été reconnu comme souffrant d’une pathologie « hystérique avec théâtralisation et altération du discernement ». Pour l’avocate du Misonnais, la version est tout autre.
« Il a une personnalité atypique », a-t-elle expliqué au cours de sa plaidoirie, indiquant qu’il n’est pas condamnable « parce qu’il l’a déjà fait ».
En effet, l’habitant de Mison était connu de la justice pour des faits similaires. En 2022, il avait été condamné à une amende pour un outrage envers un agent de police de la commune.
Le tribunal a retenu en partie l’expertise psychiatrique, notamment sur l’altération de discernement et a décidé de condamner l’homme à trois mois d’emprisonnement avec sursis probatoire. Les juges ont décidé d’une interdiction d’entrer en contact avec Jean-Louis Ré, ainsi que l’obligation d’un stage de citoyenneté. Il a également été condamné à plusieurs amendes pour un montant total de 1.228 euros.
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