
Lundi 28 septembre 2026 en conseil municipal à Ouistreham (Calvados), les élus de l’opposition ont demandé des solutions, suite à un afflux cet été de SDF « devant la Poste et dans l’avenue de la mer » et notant « une consommation d’alcool sur la voie publique et d’atteintes à la tranquillité publique. »
Jusqu’à 19 personnes SDF
Le maire Romain Bail a dressé le même constat : « cela ne s’était jamais vu par le nombre et la réalité. » En juillet et août au plus fort de la saison, « 19 personnes » ont été recensées. Une grande majorité entre « 35 et 45 ans. Ce ne sont pas les SDF classiques que l’on voit à Ouistreham qui sont des retraités ou des marginaux. »
La mairie qui ajoute que des « réponses sociales et des solutions ont été proposées. Notre travailleur social a été appelé à chaque fois. 12 ou 13 personnes ont trouvé des accompagnements sociaux, mais c’est long ».
60 interventions des forces de l’ordre
Sur le volet sécuritaire, le maire fait état de « mendicité agressive à la limite de l’insulte. Police municipale et gendarmerie ont comptabilisé 60 interventions à la demande de riverains, de commerçants, de passants verbalement agressés ou à l’initiative des patrouilles de policiers et de gendarmes. »
Ont été relevés en premier lieu « des faits d’alcoolisme (40), mais aussi » des nuisances sonores, des personnes qui urinent, un acte sexuel sur voie publique, des regroupements qui gênent à la circulation…
Trois interventions ont nécessité un menottage suivi d’une mise en cellule pour ivresse publique.
Restrictions partielles de l’usage de la voie publique
Face à ces éléments, le maire de Ouistreham a pris un arrêté le 18 septembre 2026, valable jusqu’au 1er novembre 2026 pour des « restrictions partielles de l’usage de la voie publique ». Un arrêté de la sorte, « ne peut pas être permanent, il doit être circonstancié et précis dans les lieux », précise l’édile.
L’arrêté entend lutter contre l’agressivité verbale ou physique, la consommation d’alcool, l’exhibition sexuelle ou l’atteinte aux bonnes mœurs, l’entrave à circulation, les nuisances sonores… Il est valable en front de mer, sur l’esplanade Lofi, en entrée plage, sur la place du marché et certaines rues de Riva.
L’arrêté permet une mise en cellule beaucoup plus rapide en gendarmerie et la possibilité d’éloignement des personnes.
Une autre conséquence du tourisme de masse
Une mesure qui « ne répond pas à tous les problèmes, ces personnes peuvent bouger », convient le maire pour qui la « solution est partiellement réglée car il y a moins de fréquentation, (seulement quatre SDF en ce moment) en ce moment.
« Pour partie satisfait des réponses de fermeté et d’accompagnement social », Romain Bail espère qu’il n’y aura pas trop de dérives l’été prochain au regard du tourisme de masse qui arrive à la limite à Ouistreham. »
Cet été, la cité balnéaire du nord de Caen a reçu 60 000 visiteurs par jour en moyenne et jusqu’à 12 000 personnes en même temps sur la plage. Une fréquentation qui inquiète la ville.
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